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Representatives from eight regions in the Paris basin have called on EU Transport Commissioner Antonio Tajani to support their efforts to build a freight corridor to relieve the congested French capital. EurActiv spoke with local representative Jean-Paul Huchon, who is leading the initiative on behalf of the eight regions.
Jean-Paul Huchon has been president of the Île-de-France region since 1998.
He was speaking to EurActiv’s editor Frédéric Simon.
This interview is available in French only. To read a shortened version in English, pease click here.
Quelle est la raison de votre présence aujourd’hui à Bruxelles pour la région Île-de-France ?
Nous avons changé de locaux, changé de dimension à Bruxelles. C’est une structure d’intervention auprès de la Commission, c’est aussi une structure de popularisation des actions de la communauté européenne en Île-de-France.
Nous sommes la première région d’Europe, nous ne pouvons donc pas être absents ici au contraire. On a développé un peu les objectifs, surtout amélioré les locaux. L’équipe de Françoise Chotard me paraît assez performante, nous sommes informés en temps réel sur les modifications de la politique communautaire. Nous sommes amenés à informer nos concitoyens sur les conséquences que cela peut avoir. Et puis il y a beaucoup de dossiers qui profitent de l’appui de cette structure auprès de la Commission.
Vous êtes venu également défendre un dossier en particulier auprès de la Commission qui est ce projet de « maillon ouest » pour le fret. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ?
Nous avons une politique de fret dont nous ne sommes actuellement pas responsables dans le cadre de nos compétences régionales. Et nous, en Île-de-France, nous voulons être responsables non seulement du transport de voyageur mais aussi du fret.
Le maillon fret c’est un système d’évitement du centre de la capitale avec une possibilité très forte de ferroutage. C’est évidemment un dossier de développement durable, c’est également un dossier qui devrait faciliter la vie des entreprises et de tous les transporteurs.
Et puis c’est un dossier qui est quand même un peu moderne par rapport à la noria des camions. Nous avons investi sur le canal Seine Nord pour nous débarrasser de deux millions de camions. Donc il est évident que ce maillon fret à une égale importance peut être même supérieure quand on réfléchi au tonnage qui est transporté.
Quelle est la dimension européenne de ce projet ? Vous rencontrez cet après-midi le Commissaire aux transports, Monsieur Tajani, Qu’est-ce que vous allez vous lui dire ?
Avec mes collègues des différentes régions qui sont présentes, nous pensons que c’est un dossier qui mérite une impulsion non seulement régionale ou interrégionale, nationale sans doute, mais surtout européenne. Le contournement de Paris est évidemment un dossier d’ampleur européenne parce que nous sommes un peu le centre des échanges dans ce secteur. Donc c’est parfaitement légitime, je pense que nous serons convaincants et j’espère que le Commissaire Tajani, s’il est renouvelé, et j’ai compris qu’il risquait de l’être, pourra nous accompagner.
Concrètement, qu’est-ce que vous allez demander ? Des financements ? Un appui politique ? Il y a déjà une trentaine de projets de transport paneuropéens qui sont déclarés prioritaire...
Le fait de déclarer ce projet comme d’intérêt européen est évidemment de nature à déclencher l’aide de l’état, à magnifier la contribution des collectivités locales. Et puis nous nous attendons en effet à un financement, comme celui que la communauté a mis en place pour le canal Seine-Nord où elle nous apporte une somme importante.
Quel montant espérez-vous obtenir, en pourcentage, pour financer ce projet ?
Pour le canal Seine-Nord, la communauté s’est engagée entre 10 et 15 pourcent. Ce serait bien qu’elle puisse montrer le chemin de la même manière, ce qui ne représenterait probablement pas loin d’un milliard d’euros, 800 millions d’euros. Le reste serait apporté par l’état, les collectivités locales, voire un partenariat public privé si nous arrivons à le mettre sur pied.
Pour un montant total évalué à combien ?
Aujourd’hui le dossier n’est pas suffisamment abouti au plan financier pour que je vous donne des chiffres. Je crois qu’il vaut mieux raisonner en termes de pourcentages, quelque chose qui serait couvert 50-50 par l’état est les collectivités et dans lequel la communauté pourrait rentrer pour 10 à 15 pourcent.