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par Timothy Heritage et Aaron Gray-Block
LA HAYE (Reuters) - Le Parti de la liberté (populiste) arriverait en deuxième position aux Pays-Bas après les élections européennes de jeudi, avec plus de 15% des voix, ce qui lui donnerait quatre des 25 sièges réservés aux Néerlandais au parlement européen, selon des sondages à la sortie des urnes diffusés par l'agence ANP et la radio-télévision NOS.
Dans le parlement européen sortant, le Parti de la liberté, de Geert Wilders, n'avait aucun siège.
Les Pays-Bas avaient, quatre ans plus tôt en juin 2005, rejeté par référendum le traité européen de Lisbonne.
Si le score du anti-immigration de Wilders était confirmé par les résultats officiels, il est de nature à alarmer les dirigeants de l'Union européenne, qui redoutent qu'une faible participation aux élections dans les Vingt-Sept ne joue en faveur des formations extrémistes et n'entame un peu plus la confiance dans les dirigeants de l'UE.
Les principales formations de la coalition de centre-droit au pouvoir ont perdu des sièges mais les chrétiens-démocrates restent en tête devant le Parti de la liberté avec cinq sièges, toujours selon les sondages à la sortie des urnes.
"C'est fantastique, un grand jour pour le peuple, qui aspire à d'autres Pays-Bas, à une autre Europe", a dit Wilders à propos du score de son parti.
Wilders, député néerlandais selon qui la lecture du Coran incite à la violence, s'est dit à plusieurs reprises résolu à empêcher la Turquie d'adhérer à l'UE, question qui suscite de profondes divisions parmi les 27 Etats membres.
"Est-ce que la Turquie, en tant que pays islamique, doit pouvoir entrer dans l'Union européenne ? Nous sommes le seul parti des Pays-Bas à dire qu'il s'agit d'un pays islamique et que par conséquent, non, ni dans dix ans, ni dans un million d'années", avait dit Wilders jeudi alors qu'ouvraient les bureaux de vote.
Malgré leur tradition de tolérance, les Néerlandais se sont repliés ces dernières années par inquiétude face à l'immigration musulmane, à l'influence croissante de Bruxelles sur la législation libérale néerlandaise et au montant de leurs contributions au budget européen.
Aaron Gray-Block et Reed Stevenson, version française Philippe Bas-Rabérin et Eric Faye