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EPIA Business Development Unit Intern – Paid Internship
Interim Public Affairs Manager
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Account Executive in Public Affairs - Financial Services Practice
Policy advisor International Affairs
Writer/Web Editor - Native English
Consultant (Scientist) to work on the NERC-funded project "VALOR"
Mettre une annonceLe président de la Commission européenne José Manuel Barroso a appelé cette semaine les dirigeants de l’UE à nommer plus de femmes dans son prochain exécutif de l’UE, alors que l’une des principales candidates aux nouveaux hauts postes prévus par le traité de Lisbonne, Mary Robinson, a déclaré qu’elle n’était pas disponible.
Tout comme la nationalité, la géographie (nord-sud, est-ouest), la taille du pays ou le bord politique, le genre peut être considéré comme un critère déterminant lorsque les dirigeants européens se battent pour avoir les « top jobs » de l’UE.
D’après la « carte » établie par la Commission européenne sur l’égalité des sexes, les femmes sont toujours sous-représentées dans les prises de décisions politiques et économiques , ce qui est historiquement bien reflété par la répartition du pouvoir au sein des institutions européennes.
En effet, la Commission n’a jamais eu de femme présidente. On trouve parmi les 13 présidents du Parlement qui ont existé depuis l’instauration du suffrage universel direct en 1979 seulement deux femmes. Il s’agit de deux femmes françaises : Simone Veil (1979-1982) et Nicole Fontaine (1999-2002).
Actuellement, seulement 2 des 27 Etats membres ont à la tête de leur Etat ou de leur gouvernement des femmes : Angela Merkel en Allemagne et Dalia Grybauskaite en Lituanie.
Les femmes représentent actuellement seulement 35 % des membres du Parlement européen, soit plus que la moyenne européenne mais moins que le trio Suède-Pays-Bas-Finlande où plus de 40 % des parlementaires sont des femmes.
Dans une lettre adressée aux dirigeants de l’UE, M. Barroso – qui avait demandé en 2007 aux nouveaux entrants bulgare et roumain de proposer des femmes commissaires - a mis l’accent sur l’importance de l’égalité des sexes dans son nouveau collège de commissaires.
Pour me permettre de proposer une équipe équilibrée, je vous encourage à considérer l’égalité des sexes comme un objectif commun et une responsabilité partagée, a-t-il annoncé, demandant aux chefs d’Etat et de gouvernement de « porter une attention particulière à la présence des femmes dans le collège tandis que nous continuons à conclure nos discussions ».
Myria Vassiliadou, secrétaire générale du « European Women’s lobby » (lobby des femmes européennes), a confié à EurActiv que même si elle était ravie que M. Barroso ait pris cette initiative, il aurait pu se montrer plus engagé.
Si M. Barroso avait demandé à chaque Etat membre de nommer un homme et une femme, l’impact aurait été plus important, a-t-elle dit, ajoutant qu’une simple recommandation n’allait pas nécessairement aider : cela peut faire naître plus de bonne volonté, mais je ne pense pas que ce soit suffisant.
La manière de soulever ces questions est très importante, a déclaré Mme Vassiliadou, concluant que si le nombre de femmes commissaires n’était pas plus important que la dernière fois, aucun progrès n’aura été fait.
Merci mais non merci, a dit Mme Robinson
Pendant ce temps, la campagne dans les cercles européens pour voir une femme prendre l’un des deux nouveaux postes de pouvoir que créera le traité de Lisbonne - le président permanent du Conseil de l’UE et le Haut représentant pour la politique étrangère – s’est trouvée compromise lorsque l’une des candidates les plus en vue, l’ancienne présidente de l’Irlande Mary Robinson, a confié à EurActiv qu’elle n’était pas dans la course.
Ces dernières semaines, le nom de Mme Robinson a été exploité de façon répétitive par les médias, en tant que potentielle présidente de l’UE (EurActiv 14/10/09), et sa probable candidature a rapidement bénéficié du soutien de la société civile, avec notamment un groupe Facebook soutenant sa candidature, rejoint par plus de 6 000 membres.
Mme Robinson a déclaré à EurActiv qu’être citée comme potentielle future présidente de l’UE était gratifiant - particulièrement lorsque la campagne semble être menée par la société civile et ceux impliqués dans les questions qu’elle désire ardemment promouvoir et faire progresser.
Elle a poursuivi en remarquant que ces derniers temps, elle avait été de plus en plus concentrée sur le défi du changement climatique et son grave impact sur les pays en développement, par exemple sur la question de la justice climatique. C’est un sujet d’extrême urgence, astreignant, et qui prend beaucoup de temps.
De ce fait, avec cette priorité, elle considère ne pas pouvoir s’engager à accepter le défi de la présidence de l’UE, a-t-elle conclut, avant d’ajouter qu’elle aspirait également à ce qu’une femme présente sa candidature, et réussisse, pour l’un (ou plus !) des postes les plus importantes de l’UE, mais cette personne ne sera pas elle.
Réagissant à ces nouvelles, Myria Vassiliadou a déclaré que les hauts postes étaient une source d’inquiétude.
Bien que le « European Women's Lobby » espère qu’au moins l’un des eux « top jobs » du traité de Lisbonne sera attribué à une femme, nous n’avons, pour le moment, entendu aucun nom à part celui de Mme Robinson, a-t-elle dit, admettant qu’un tel résultat serait décevant. Je ne vois pas comment ces postes pourraient être atribués à des femmes, a-t-elle ajouté.
Il semble probable, cependant, qu’au moins une femme irlandaise sera présente dans un poste de premier plan de l’UE. Des sources irlandaises ont confié à EurActiv que les spéculations allaient bon train lors de la session plénière du PE à Strasbourg de cette semaine : la future commissaire irlandaise pourrait être Maire Geoghegan-Quinn, ancienne ministre qui siège actuellement à la Cour des comptes européenne.
Dans sa lettre aux dirigeants européens, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso écrivait : à la suite de mon élection en tant que président désigné de la prochaine Commission européenne, la plupart d’entre vous m’avez contacté concernant les nominations dans la prochaine Commission.
Bien que ce processus de nomination ne puisse pas être formellement conduit tant que le Conseil européen ne prend pas la décision de le lancer, en accord avec les conclusions du Conseil européen de juin, je voudrais déjà souligner dès maintenant l’importance d’une composition équilibrée du collège, en particulier au regard de l’égalité homme femme, explique M. Barroso.
Un certain nombre de membres du collège existant resteront pour le prochain mandat et de nouveaux choix devront être faits pour compléter l’équipe. Pour me permettre de proposer une équipe véritablement équilibrée au Conseil et au Parlement européen, je voudrais vous demander de tous considérer l’égalité des sexes comme un objectif commun et une responsabilité partagée. Je voudrais donc vous encourager à porter une attention particulière à la présence de femmes dans le collège au moment où nos discussions continuent jusqu’à leur conclusion, a-t-il conclu.
Lors d’une discussion en plénière du Parlement européen sur la question du Service européen pour l’action extérieure, l’eurodéputée socialiste hongroise Zita Gurmai a déclaré mercredi (21 octobre) qu’elle demandait à ce que le nouveau poste à double casquette de Haut représentant pour la politique étrangère, dont le détenteur sera également vice-président de la Commission, soit donné à une femme de centre gauche.