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3 décembre 2009
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Libéraux et Verts se divisent sur Barroso [FR][en

Publié: jeudi 10 septembre 2009   

Guy Verhofstadt, le chef du groupe libéral au Parlement européen, a pesé de tout son poids derrière la candidature de José Manuel Barroso pour un second mandat à la tête de la Commission européenne. Les Verts, eux, persistent à s’opposer fermement à l’ancien premier ministre portugais.

Guy Verhofstadt, dirigeant du groupe ADLE, a annoncé que M. Barroso avait réussi à remporter le soutien de son groupe après avoir fait trois déclarations qu’il a qualifié d’importantes.

Cette annonce est venue suite à l’audition à huis clos de M. Barroso par les libéraux au Parlement mercredi (9 septembre).

M. Verhofstadt a déclaré que M. Barroso avait promis la création d’un nouveau portefeuille de commissaire pour les droits civils et les libertés fondamentales, comme le demandait les libéraux. Il a également promis de mettre en place un système de supervision unique européen des marchés financiers et de lancer un combat sans merci pour une augmentation des ressources propres du prochain budget européen.
M. Verhofstadt a précisé que M. Barroso allait devoir répéter ces trois engagements en plénière avant que le Parlement dans son entier ne vote sur sa candidature.

Il a aussi expliqué qu’il demanderait lors de la réunion des dirigeants des groupes politiques du Parlement mardi (10 septembre) s’il fallait tenir un second vote sur la candidature de M. Barroso après la ratification du traité de Lisbonne. Dans le cadre de Lisbonne, M. Barroso aurait besoin d’une majorité de tous les 736 eurodéputés, alors que dans le cadre du traité de Nice en vigueur il aurait simplement besoin des votes d’une majorité de ceux présents en plénière pour être confirmé.

Les Verts ne comprennent pas le but d’un vote anticipé

Dans le même temps, le groupe Vert/ALE, le seul qui n’a pas tenu à huis clos son audition de M. Barroso, a clamé qu’il n’y avait aucune raison de se précipiter pour voter la reconduction de M. Barroso, et a plaidé pour qu’une décision soit prise uniquement après la ratification du traité de Lisbonne.

Lors de l’audition avec le Portugais, le co-président du groupe des Verts Daniel Cohn-Bendit a déclaré qu’il détenait une information selon laquelle la Cour constitutionnelle tchèque prendrait rapidement sa décision sur le traité et dépasserait  les dernières objections d’un petit nombre de sénateurs proches du président eurosceptique Vaclav Kalus. Dans cette optique, le mandat de l’actuelle Commission européenne pourrait être prolongé de trois mois, et le vote prévu pendant cette période, après que le traité de Lisbonne soit ratifié.

M. Barroso a répondu qu’il n’appartenait pas à la Cour constitutionnelle mais bien à M. Klaus de mettre un terme au processus de ratification en République tchèque, et que sa signature ne pouvait pas être tenue pour sûre. Il s’est aussi opposé à la tactique des Verts de faire campagne sur un ticket « Stop Barroso » avant d’avoir discuté des problèmes avec le candidat.

Je ne souhaite pas une Commission avec un canard boiteux comme président, a déclaré M. Barroso. Si vous êtes contre moi, votez contre moi.

Répondant aux critiques selon lesquelles il n’avait pas fait assez sur le changement climatique, M. Barroso a déclaré que les propositions initiales de la Commission étaient plus audacieuses que la décision finale qui a été prise en codécision par le Parlement européen avec les Conseil des ministres de l’UE.

Vous sortez les griffes contre la Commission parce que c’est plus facile. Mais vous vous en prenez à la mauvaise cible, a conclu M. Barroso.

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