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Mettre une annonceL’implication formelle des parlements nationaux dans les choix politiques de l’UE constitue l’une des principales clefs du succès du traité de Lisbonne, écrit l’eurodéputé français Alain Lamassoure du Parti populaire européen de centre droit dans un éditorial d’octobre, proposant un certain nombre de mesures à mettre en œuvre début 2010.
Le commentaire suivant est une reproduction d'un éditorial publié par l'eurodéputé français Alain Lamassoure sur son site Internet.
"L’introduction formelle des Parlements nationaux dans les choix politiques de l’Union européenne est une des clés principales de la réussite du traité de Lisbonne.
En effet, celui-ci accroît les compétences que l’Union partage avec les Etats membres, tout en généralisant le pouvoir législateur du Parlement européen à l’ensemble des actes juridiques et des dépenses budgétaires communautaires. Cela signifie que de plus en plus de décisions politiques se prendront à Bruxelles, et que le Parlement européen y prendra une part plus grande, alors même que les Parlements nationaux conserveront un rôle irremplaçable pour mobiliser les moyens budgétaires et les moyens juridiques complémentaires – et parfois prépondérants – qui sont nécessaires à la réussite d’une action commune européenne. Prenons l’exemple de la « stratégie de Lisbonne », qui visait à rendre l’économie européenne la plus compétitive du monde en dix ans à peine : son échec est largement dû à la déconnexion persistante entre le débat politique européen, qui définissait l’objectif, et les débats nationaux, dont dépendaient 80% des moyens.
D’où l’intérêt majeur d’un travail systématiquement concerté entre le Parlement européen, qui a une vision d’ensemble à l’échelle du continent, et les Parlements nationaux, qui sont perçus par l’opinion (et certaines hautes juridictions comme le Tribunal constitutionnel allemand) comme plus légitimes.
Certes, le nouveau traité confère aux Parlements nationaux un pouvoir de censure a priori des projets communautaires qui méconnaîtraient le principe de subsidiarité (système dit « d’alerte précoce »). Mais cette avancée les laisse confinés dans un rôle purement négatif. Il faut aller beaucoup plus loin, et il est parfaitement possible de le faire dans le cadre des traités actuels.
Le cadre de cette coopération entre tous les Parlements d’Europe pourrait revêtir la forme d’un accord interparlementaire, comparable, mutatis mutandis, aux accords interinstitutionnels passés entre les organes de Bruxelles : il constituerait un « contrat », sans effet juridique proprement dit mais impliquant une forte contrainte politique. Un tel accord pourrait comporter les engagements suivants :
Quant au calendrier, une telle initiative gagnerait à être lancée dès le 1er semestre 2010, en liaison étroite avec la présidence espagnole, pour de premiers tests de faisabilité avant un accord formel sous la présidence belge du second semestre et une application en année pleine en 2011."