EurActiv Logo
 
21 août 2008
Breaking News:

Second vote irlandais : Sarkozy dément [FR][en][de

Publié: mardi 22 juillet 2008   

Lors de sa visite officielle à Dublin, Nicolas Sarkozy a démenti avoir affirmé que l’Irlande devait organiser un nouveau référendum. Le président français s’est rendu dans la capitale irlandaise pour déterminer pourquoi l’Irlande a rejeté le traité de Lisbonne et pour trouver une solution à la crise.

Le 21 juillet, après avoir été accusé d’interférer dans les affaires nationales de l’Irlande, Nicolas Sarkozy, dont le pays occupe actuellement la présidence tournante de l’UE, a affirmé à la presse avoir déclaré qu’à un moment ou un autre, les Irlandais devaient donner leur opinion.

Dans un contexte d’indignation générale suscitée par ses commentaires de la semaine dernière sur la nécessité d’un second référendum irlandais, M. Sarkozy a été provoqué par des manifestants en colère attroupés autour des bâtiments du gouvernement où se tenaient les négociations avec le Premier ministre irlandais Brian Cowen.

Par ailleurs, le président français s’est heurté à l’opposition des principaux dirigeants ainsi qu’aux camps du « non » et du « oui ». Declan Ganley, leader de Libertas, l’organisation qui a financé la campagne contre le traité de Lisbonne, a regretté que les négociations aient lieu comme si le traité était toujours en vie, en dépit du fait qu’il soit mort dans le cadre du droit européen.

Le Premier ministre Brian Cowen a expliqué que le gouvernement irlandais organiserait des consultations intensives autant à l’intérieur du pays qu’avec ses partenaires de l’UE avant la réunion des dirigeants européens en octobre. Il s’agit ainsi de « mieux comprendre les préoccupations » qui ont influé sur le rejet du traité de Lisbonne par le peuple irlandais. M. Cowen a ajouté que son gouvernement n’avait encore pris aucune décision quant à un éventuel second référendum puisque le processus de réflexion vient de s’amorcer.  

Dans son discours du 10 juillet devant le Parlement européen, M. Sarkozy a déclaré qu’il espérait trouver une solution par rapport au traité en octobre ou en décembre au plus tard (EurActiv 11/07/08).  

Lors de sa visite à Dublin, M. Sarkozy s’est félicité d’une victoire politique majeure, quoique restreinte, en France. En effet, sa proposition external de réforme de la Constitution française a reçu le soutien des parlementaires à une voix près. Parmi d’autre réformes, cette modification est censée renforcer le pouvoir du Parlement et limiter la présidence à deux quinquennats.  

Liens

Lettres à l'éditeur
Law is not a tool box for politics to indulge in
<a href="http://www.eurac.edu" rel="nofollow">Gabriel N. Toggenburg, EURAC</a>
Not feasible: CEPS Plan B for saving the Lisbon Treaty
Jim Murray, Former Director, BEUC
Advertising
Advertising