Sections
Mini Sections
Afin de gérer l’énorme tâche que constitue la transformation du système énergétique actuel afin qu’il réponde aux considérations climatiques, il est important de garder sous le coude des options technologiques innovantes tout en réalisant des réductions d’émissions précoces en utilisant une énergie plus efficace, a déclaré lors d’un entretien avec EurActiv Franklin M. Orr, directeur de l’Institut Precourt pour l’Energie à la Stanford University.
Il est important de ne pas désigner trop vite les gagnants et les perdants parmi les technologies, a insisté M. Orr. Les chercheurs doivent apporter de nombreuses idées et options technologiques qui peuvent alors être testées et améliorées dans la concurrence économique qui va déterminer, dans le cadre des règles établies pour les émissions, la manière dont l’utilisation du bouquet de ressources énergétiques va évoluer dans le futur.
Les « contributeurs évidents » à la production d’électricité pauvre en carbone qui sont déjà disponibles sont l’énergie solaire et les éoliennes, a déclaré le professeur. Cependant, il a insisté sur le fait que des subventions du gouvernement seront nécessaires pour commercialiser les technologies au-delà du stade de la recherche.
Les technologies vont finalement devoir entrer en lice - bien que la taxe carbone ou les règles sur le système de plafonnement et d’échange puissent établir les limites de la concurrence, a dit M. Orr.
En tant qu’ancien chef de projet du « Global climate and Energy project » (projet sur le climat mondial et l’énergie) à l’Université de Stanford, qui a conduit des recherches sur les futures technologies pauvres en carbone, M. Orr a déclaré qu’il y avait beaucoup d’idées intéressantes qui pourraient devenir les prochaines technologies qui perceront.
La véritable grande source d’énergie est le soleil, mais actuellement les coûts de la conversion de la lumière du soleil en énergie, en fait en hydrogène, sont bien plus élevés que les autres moyens de produire de l’électricité ou de l’hydrogène, qui impliquent habituellement des combustibles fossiles, a dit M. Orr. Mais il existe des preuves que les prix vont continuer à baisser, a-t-il avancé, conséquence des efforts constants pour augmenter l’efficacité de la conversion et la réduction des coûts.
L’universitaire de Stanford pense également que les biocarburants ont de l’avenir, mais souligne que les questions environnementales émanant des cultures énergétiques et des implications pour la sécurité alimentaire ont besoin d’une évaluation prudente. Il y a plus d’opportunités d’utiliser la lumière du soleil pour créer du carburant à travers des moyens chimiques.
A propos de l’utilisation de l’hydrogène en tant que vecteur d’énergie, M. Orr a expliqué qu’alors que l’hydrogène est propre dans le sens où il produit de l’eau lorsqu’il est brûlé, il a tout de même besoin d’être produit à partir d’une source d’énergie primaire. Il serait possible d’utiliser le soleil pour fragmenter directement l’eau au lieu de produire d’abord de l’électricité pour ensuite fragmenter l’eau, a-t-il dit.
Les piles à combustibles peuvent utiliser l’hydrogène efficacement, mais les coûts sont actuellement trop élevés, et ils nécessitent l’utilisation de catalyseurs rares et chers. De meilleures batteries qui ont une plus forte densité d’énergie et sont moins toxiques pourraient permettre le transport par véhicules électriques, même si nous aurions aussi à modifier le système de production de puissance électrique pour éviter d’augmenter les émissions au charbon et les charges principales, a expliqué M. Orr. Il a conclu que la communauté des chercheurs devrait s’attaquer à de nombreux défis avant de pouvoir saisir toutes les opportunités de l’offre.
A l’heure actuelle, il y a déjà des technologies utilisables qui peuvent aider à réduire les émissions à court terme, a expliqué le professeur. Les premières plus grandes réductions viendront d’une utilisation l’énergie plus efficace, particulièrement aux Etats-Unis, où nous n’avons pas porté suffisamment attention ces dernières années d’énergie bon marché, selon M. Orr.
Des améliorations considérables dans l’efficacité du transport, l’efficacité de la construction énergétique, la lumière ect… sont possibles avec les technologies qui existent aujourd’hui, si les consommateurs choisissent de les utiliser. Et la plupart d’entre eux nous ferons économiser de l’argent par la durée de vie des investissements, a argué M. Orr.
En outre, une mutation du charbon au gaz naturel pour réduire des émissions de CO2 de façon considérable serait un bon choix dans des endroits tels que les Etats-Unis, où le gaz naturel semble être plus abondant que nous le croyions quelques années plus tôt, a dit M. Orr.
L’important est de commencer à travailler maintenant et de continuer sur le long terme.
Franklin M. Orr s’est confié à to Susanna Ala-Kurikka.