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3 décembre 2009
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La Macédoine veut sauver la face dans son différend avec la Grèce [FR][en][de

Publié: vendredi 23 octobre 2009   

Vasko Naumovski, premier ministre adjoint pour l’intégration européenne, espère résoudre le différend qui oppose son pays à la Grèce portant sur le nom de la Macédoine « sans gagnants ni perdants ». Il s’est confié à EurActiv dans un entretien exclusif.

M. Naumoski a dit que la confidentialité était indispensable pour assurer de bonnes conditions dans la « querelle de nom » qui oppose Skopje à Athènes, dont Matthew Nimetz, un ambassadeur américain, est le médiateur au nom des Nations unies.

Vasko Naumovski, 29 ans, a été récemment désigné vice premier ministre après avoir occupé le poste de professeur assistant de politique et droit international à l’Université de New York de Skopje. Il s’est confié à EurActiv sur les coulisses d’une conférence organisée par l’ EPC (European Policy Centre), un think-tank basé à Bruxelles.

La dispute de nom qui dure depuis 18 ans a empêché la petite nation de rejoindre l’OTAN (EurActiv 02/04/08) et d’avancer sur le chemin de l’intégration européenne (EurActiv 04/04/08).

Néanmoins, le haut fonctionnaire macédonien s’est montré optimiste.

Nous espérons que dans les semaines qui viennent nous serons capables de faire des progrès supplémentaires, même si des progrès ont déjà été effectués par rapport à quelques années auparavant. Nous restons en négociation pour trouver une solution, pas pour continuer de négocier indéfiniment, a-t-il déclaré.

M. Naumoski s’est abstenu de donner son avis sur ce qui se passerait si le nouveau gouvernement grec formait une coalition avec les socialistes du Mouvement socialiste panhellénique (EurActiv 05/10/09), si cela créerait de nouvelles opportunités de compromis sur la querelle de nom. Il a également évité de dire si l’essence du problème était qu’Athènes n’accepterait pas la proposition de la Macédoine, selon laquelle il devrait y avoir un nom à usage national et une autre utilisé pour les relations internationales.

Interrogé à propos de l’Encyclopédie macédonienne récemment publiée qui a soulevé l’indignation en Grèce, mais aussi en Bulgarie, au Kosovo, en Albanie et même au Royaume-Uni et aux Etats-Unis en raison de ses interprétations historiques (EurActiv 13/10/09), M. Naumovski a souligné qu’il s’agissait d’un projet de l’Académie des Arts et des Sciences de Macédoine, qui n’est pas une institution gouvernementale. Ce projet ne doit pas porter atteinte à la candidature macédonienne à l’UE, a-t-il affirmé.
M. Naumovski a déclaré que son gouvernement était désolé que les citoyens macédoniens d’origine albanaise aient été insultés par certains passages de l’encyclopédie, qui les décrit comme des colons qui seraient arrivés dans le pays au 16ème siècle. Dans cette encyclopédie, les Albanais sont décrits comme des « Shiptari » ou des « Planinci », termes à connotation péjorative. Mais il a évité de répondre à la question de savoir si son gouvernement était désolé pour les possibles offenses faites aux autres nations.
Pour ce qui est de la décision récente de la Commission européenne de recommander une ouverture des négociations d’adhésion à l’UE avec la Macédoine, M. Naumovski a déclaré qu’il ne pouvait pas préjuger de la décision qui sera rendue au Conseil européen de décembre. Il a toutefois insisté pour dire que cette recommandation avait été faite grâce aux résultats du gouvernement macédonien et aux performances accomplies.

Vasko Naumovski s'est confié à Georgi Gotev.

Pour lire cet entretien dans son intégralité, cliquez ici.

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