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EPIA Business Development Unit Intern – Paid Internship
Interim Public Affairs Manager
Network and CrossLingual Projects Director
Account Executive in Public Affairs - Financial Services Practice
Writer/Web Editor - Native English
Consultant (Scientist) to work on the NERC-funded project "VALOR"
Mettre une annonceLe directeur exécutif européen de Gazprom, Alexei Miller, a mis en garde contre une nouvelle crise du gaz au début de l’année prochaine en raison de l’insolvabilité de l’Ukraine et de l’incertitude politique qui pourrait suivre l’élection présidentielle de janvier.
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a mis en garde les dirigeants européens lors du sommet du 19 juin : selon lui, les nations européennes se dirigent avec fatalisme vers une autre crise gazière, qui pourrait toucher l’Europe dans quelques semaines alors que les tensions entre l’Ukraine et la Russie refont surface (EurActiv 19/06/09).
L’Ukraine transporte la majeure partie des fournitures de gaz russe à l’Europe et cherche 4 à 5 milliards de dollars pour financer la constitution de stocks de gaz avant l’hiver, au moment où la demande devrait augmenter d’un tiers (EurActiv 17/01/09).
Gazprom doit stocker son gaz en Ukraine, puisque les capacités du système de transit ne lui permettent pas de satisfaire totalement les besoins de l’Europe pendant un hiver froid sans utiliser les zones de stockage souterraines ukrainiennes. Gazprom explique qu’elle ne peut stocker le gaz en Ukraine de peur que Kiev ne se l’approprie de manière indue.
En juillet dernier, l’UE et les autres prêteurs internationaux se sont mis d’accord pour intensifier les négociations avec l’Ukraine sur d’éventuels prêts pour aider Kiev à payer le gaz russe et ainsi prévenir une nouvelle crise qui couperait l’approvisionnement de l’Europe.
En contrepartie, l’Ukraine a promis d’augmenter les prix du gaz domestique et à faire respecter le payement des factures, de manière à renforcer les finances de sa société nationale de gaz, Naftogaz (EurActiv 20/07/09).
La dégradation des relations entre la Russie et l’Ukraine s’est illustré lorsque Moscou a récemment accusé Kiev d’avoir soutenu les troupes géorgiennes dans la courte guerre qui a opposé Moscou et Tbilissi, l’année dernière (EurActiv 25/08/09).
Lors du week-end (12 septembre), le PDG de Gazprom a déclaré que l’Ukraine payait à présent ses dettes, mais il a déclaré s’inquiéter de la capacité du pays à régler sa prochaine facture, au 7 février 2010. Il a aussi fait part de son inquiétude à propos du chaos politique qui pourrait résulter des élections présidentielles du 17 janvier.
Lorsque je rencontre mes collègues de la compagnie d’Etat ukrainienne énergétique « Naftogaz Ukraine » et que je leur demande ce qui se passera en 2010, ils me disent qu’ils n’en savent rien, a dit M. Miller, cité par Reuters.
Naftogaz a démenti les déclarations de M. Miller, les jugeant sans fondement.
De facto, il n’y a aucune raison pour que le crise du gaz ne se répète, a déclaré un porte-parole. Il a ajouté que pour la première fois dans son histoire, l’Ukraine avait assez de gaz en stock pour satisfaire à ses besoins hivernaux.
Les commentaires de M. Miller sont considérés à Kiev comme une nouvelle tentative d’éclabousser le pays avant les élections. Dans un entretien avec le Financial Times, M. Iouchtchenko a dit qu’il y avait beaucoup de projets cachés et « cyniques » menés dans les sphères économique et médiatique pour décrédibiliser l’Ukraine.
Les experts ont déclaré que le résultat des élections était incertain. En effet, le conflit ouvert entre les principaux protagonistes de la Révolution orange de 2004, le président Viktor Iouchtchenko et la première ministre Ioulia Tymochenko, semble avoir érodé leur popularité, alors que le candidat préféré du Kremlin Viktor Ianoukovytch est au sommet des sondages d’opinion pour le moment.
Dans son message de félicitations marquant l’anniversaire du président russe Dimitri Medvedev, M. Ianoukovytch a écrit aujourd’hui (14 septembre) qu’il était convaincu que les relations entre l’Ukraine et la Russie bénéficierait bientôt d’un nouveau départ, sur la base d’une amitié centenaire.
Gazprom, qui fournit un quart des besoins européens en gaz, a déjà payé en avance ses droits de transit à l’Ukraine jusqu’au premier trimestre 2010.
M. Medvedev a ordonné la semaine dernière à Gazprom d’arrêter de faire des paiements anticipés, un signal clair que la Russie attend de voir qui dirigera l’Ukraine d’ici peu.
De son côté, l’Ukraine a essayé, sans succès, de réduire ses importations de gaz en provenance de Russie alors que la demande dans l’Europe de l’Ouest a baissé.