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Mettre une annonceMalgré la morosité des prévisions économiques, les producteurs de panneaux solaires, d’éoliennes et d’autres technologies non fossiles se disent prêts à fournir plus que l’objectif européen qui fixe à 20 % la part des renouvelables dans la consommation totale d’énergie d’ici 2020.
Dans un communiqué du 17 novembre, Arthouros Zervos, président du European Renewable Energy Council (EREC), a déclaré que le secteur pourra fournir entre 33 et 40 % des besoins européens en électricité d’ici 2020 en fonction des progrès en matière d’efficacité énergétique. La part des énergies renouvelables destinées au chauffage passerait à 25 % dans le même laps de temps ; quant aux biocarburants, ils atteindraient les 10 %.
L’EREC a lancé une nouvelle feuille de route qui présente comment le secteur pourra fournir bien plus de 20 % des besoins européens en énergie d’ici 2020, à condition que les Etats membres continuent à développer leur potentiel pour les renouvelables et à investir dans les nouvelles technologies.
Les gouvernements nationaux débattent actuellement d’une proposition de la Commission européenne, présentée le 23 janvier dans le cadre d’un paquet plus vaste sur le climat et l’énergie qui fixe des objectifs différentiés en matière d’énergies renouvelables pour chaque Etat membre de l’UE en fonction de son PIB par habitant.
Toutefois, l’UE entre désormais en récession suite à la crise qui a touché les marchés financiers mondiaux. Certains Etats membres craignent dès lors qu’il sera trop coûteux de réaliser ces objectifs, à plus forte raison à cause des subventions d’Etat que requièrent encore de nombreuses énergies renouvelables.
Mais l’EREC estime que les investissements dans les renouvelables généreront d’importants profits à long terme tout en permettant de créer potentiellement deux millions d’emplois d’ici 2020. La récession ne justifie pas le report des mesures face au changement climatique, mais elle offre l’occasion de répondre aux défis aussi bien financiers que climatiques, a déclaré l’organisation.
De son côté, l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) a estimé que la bioénergie pourrait fournir près de la moitié de l’objectif de 2020 en matière de renouvelables, réduisant en outre sensiblement les émissions européennes de gaz à effet de serre (GES). Dans un rapport publié le 12 novembre, l’AEE estime que la bioénergie produite au sein de l’UE pourrait réduire les émissions de GES de 8 % au maximum d’ici 2020 (en comparaison des niveaux de 1990) et jusqu’à 13 % d’ici 2030.
Toutefois, la production de biomasse pourrait menacer les objectifs environnementaux globaux de l’UE si des incitations politiques et économiques suffisantes n’étaient pas mises en place, a prévenu l’AEE. Il faut prendre des mesures fermes aux niveaux local et régional afin de prévenir l’érosion des sols, la pollution de l’eau et la perte de biodiversité, a indiqué l’Agence.
Le commissaire européen à l’Energie Andris Piebalgs se trouve actuellement au Brésil pour participer à une conférence internationale sur les biocarburants. Il cherchera également à récolter des connaissances sur le terrain par rapport aux critères de durabilité appliqués par les producteurs brésiliens de biocarburants.