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Head of Unit - Corporate Services M/F (Grade AD 10)
Permanent representative in Madrid
Principal, Border Management Staff College (P5)
Stagiaire / Trainee - for the leading EU policy media
Junior Scientific and Technical Advisor
Assistant Communications & Public Affairs Departments
Head of Section, responsible for high-performance computing and data handling
Mettre une annonceIl devrait désormais être plus facile pour les entreprises, les ménages et les consommateurs d’accéder aux financements, alors que de moins en moins de banques de l’eurozone font état d’un resserrement des standards du crédit au troisième trimestre de 2009, selon une enquête sur les prêts des banques menée par la Banque centrale européenne (BCE). Cependant, l'enquête montre également que les demandes de prêts déposées par les entreprises continuent de baisser.
Les marchés financiers du monde entier ont dégringolé suite à la crise américaine des emprunts hypothécaires à haut risque au début août 2007, forçant les banques centrales à injecter des capitaux considérables afin de maintenir le fonctionnement du système et d’éviter une éventuelle crise des liquidités.
Alors que l’Europe n’a pas été trop affectée au départ par la crise, cette dernière a débarquée sur le continent fin septembre 2008.
Depuis lors, la BCE a injecté des liquidités de manière répétée dans la zone euro, déversant presque un demi milliard d’euros d’un fonds de douze mois dans les marchés monétaires seulement en juin dernier. Cependant, à son grand désespoir, les banques ont continué à entasser la plupart de cet argent.
Malgré cette injection massive de liquidités dans le système, les entreprises ont continué à faire état de difficultés dans l’accès aux prêts. A l’inverse, les banques ont prétendu qu’elles revoyaient à la baisse leurs standards du crédit depuis avril 2009, lorsque la BCE avait annoncé
un tournant de la tendance au resserrement.
Le nombre de banques de la zone euro qui font état d’un resserrement des conditions du crédit pour les entreprises est tombé à 8 % en septembre, contre 21% au second semestre 2009. Ces chiffres réconfortant sont issus d’une enquête
trimestrielle sur les prêts bancaires publiée hier (28 octobre) par la BCE.
Sur les 118 banques de la zone euro sondées par la BCE, seulement neuf ont enregistré des conditions dégradées de leurs activités de prêts aux entreprises. Toutes les autres ont fait état d’une amélioration avec une quasi-halte du phénomène de resserrement, souligne le rapport de la BCE.
Néanmoins, les demandes pour des prêts de la part des entreprises continuent à décliner de 20 % au troisième trimestre 2009. Au précédent trimestre, la chute était de 29 %.
L’enquête de la BCE considère que cette chute insistante de la demande de crédit vient essentiellement des facteurs suivants : baisse des investissements et chute des fusions et acquisitions. Mais c’est aussi une conséquence d’un financement de plus important basé sur le marché, avec davantage d’entreprises émettant des titres de créances pour lever de l’argent plutôt que de l’emprunter aux banques, signale le sondage.
Les entreprises reconnaissent que l’accès au crédit n’est plus leur principale préoccupation. Les résultats de l’enquête de la BCE coïncident dans l’ensemble avec les expériences récentes de nos clients dans leur tentative d’accéder aux financements, et il est vrai que la plupart des PME sont encore capables d’obtenir des prêts, a déclaré à EurActiv Gerhard Huemer de l’UEAPME, qui représente les PME européennes.
Cependant, les taux d’intérêts sont plus élevés. La même chose est vraie pour les coûts des taux ne produisant pas d’intérêts, et les demandes pour plus de cautions semblent devenir de plus en plus la norme, a ajouté M. Huemer. De plus, les banques récoltent les bénéfices d’une propagation significative entre les taux de refinancement, qui sont presque revenus à leurs niveaux d’avant crise, et les taux d’intérêts sur les prêts aux entreprises, qui sont encore considérablement élevés. En d’autres termes, les prêts sont actuellement une affaire très profitable pour les banques, mais restent un objet d’inquiétude pour les PME, a-t-il conclu.
Ménages et consommateurs
L’enquête de la BCE fait également état d’une chute du nombre de banques de la zone euro ayant enregistré des conditions de crédits plus strictes pour les emprunts logements. Seulement 14 % d’entre elles rapportent des conditions de crédit plus strictes, alors que les autres banques interrogées font état d’une meilleure situation. Lors de trimestre précédent, 22 % des banques avaient rapporté un resserrement des conditions du crédit. Les banques s’attendent à ce que les conditions du crédit s’améliorent un peu plus lors du dernier trimestre de l’année.
Au même moment, l’enquête rapporte une croissance de la demande pour des prêts de la part des ménages. Au troisième trimestre 2009, les demandes pour les emprunts logements ont augmenté de 10 %.
Pour ce qui est des consommateurs, le pourcentage de banques ayant expérimenté un resserrement du crédit a baissé de 21 à 13 % au troisième trimestre 2009. La demande de crédit à la consommation est tombée à 9 %, une baisse à vitesse réduite si on la compare au trimestre précédent (-26 %).