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3 décembre 2009
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Les experts en désaccord sur le fonds européen de microfinance [FR][en][de

Publié: vendredi 18 septembre 2009   

La proposition faite plus tôt dans l’année de la création d’un fonds européen de microfinance, visant à encourager la création d’emploi dans une Europe en proie à la récession, a suscité de féroces désaccords. Deux experts, l’un d’une ONG sociale et l’autre d’une chambre européenne du commerce, s’entretenaient avec EurActiv à propos des chances de succès du programme.

Ben Butters, directeur des affaires européennes à l’Association des Chambres de commerce et d’industrie européennes (Eurochambres), estime que le fonds sera un succès s’il atteint réellement les entrepreneurs en devenir et s’il leur permet d’obtenir de l’argent.

De l’autre côté, Patrick de Bucquois, président de CEDAG, une organisation parapluie européenne pour les ONG, estime qu’en redistribuant de l’argent en provenance de programmes sociaux existants en faveur du fonds, l’UE envoie le mauvais message.

Le fonds a été dévoilé en juillet 2009 (EurActiv 02/07/09) et il mettra à disposition 100 millions d’euros sur une période de quatre ans pour les personnes nouvellement au chômage qui ont besoin de prêts pour lancer leur propre entreprise.

Mais selon M. de Bucquois, le fonds ne sera pas capable d’assumer. Je comprend entièrement que la Commission est sous pression pour mettre la main à la poche dans cette crise, mais même certains groupes de lobby de PME ne se montrent pas très optimistes sur les chances de succès de ce fonds, a-t-il dit, ajoutant que dans l’esprit du fonds, si vous êtes au chômage, c’est votre responsabilité, nous allons vous apporter des financements, et si vous n’y parvenez pas, vous avez eu votre chance, a-t-il dit.

Dans l’ensemble, M. de Bucquois s’interroge : ce fonds est-il le bon instrument pour permettre aux personnes de prendre leurs responsabilités dans un environnement de confiance, de sécurité juridique, et les protections basiques existent-elles ?

M. Butters va à l’encontre de cet argument : bien que le besoin de protection sociale existe en période de relance économique, la création d’une nouvelle affaire est en soi une mesure sociale positive en temps de crise.

Il a continué en expliquant que si le fonds était un succès, cela signifierait la création de nouveaux emplois, la sortie des personnes du système de protection sociale, et bien qu’il ne cadre pas réellement dans la définition d’une mesure de protection sociale, il s’agit pour nous d’une manière constructive de réfléchir à la situation.

Cependant, il a rapidement mis en avant le fait que bien que le concept doive être salué, sa méthodologie devait être clarifiée. Nous avons entendu beaucoup d’histoires différentes au niveau national sur des tentatives d’apporter des fonds de garanties aux entreprises qui ne travaillent pas dans la situation actuelle à cause d’un maillon cassé dans la chaîne. Cette initiative pourrait se prendre les pieds dans de tels problèmes si nous n’y prenons pas garde, a-t-il conclu.

MM. Butters et de Bucquois se confiaient à Olof Gill.

Pour lire cet entretien dans son intégralité, cliquez ici.

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