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Head of Unit - Corporate Services M/F (Grade AD 10)
Permanent representative in Madrid
Principal, Border Management Staff College (P5)
Stagiaire / Trainee - for the leading EU policy media
Junior Scientific and Technical Advisor
Assistant Communications & Public Affairs Departments
Mettre une annonceLes leaders européens pourraient céder certains des sièges dont ils disposent au Fonds monétaire international (FMI) en échange de contributions plus importantes de la part des économies émergentes. L’objectif est de doubler les ressources totales du FMI pour les porter à 500 milliards de dollars en vue de contrer la récession économique mondiale.
Le Fonds monétaire international (FMI) est l’une des principales institutions à l’origine de la restructuration de l’économie mondiale au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Mis en place lors de la conférence de Bretton Woods en 1944, le FMI a depuis lors eu pour objectif premier de sauver les pays souffrant de déséquilibres dans leur balance des paiements.
Aujourd’hui, l’une des principales questions suscitées par le FMI est celle de l’organisation de son partage des pouvoirs. Le poids de chaque membre dans les décisions est calculé
en fonction de ses donations. Les Etats-Unis, qui détiennent 17 % des voix, possèdent de loin le pouvoir décisionnel le plus important. La puissance émergente chinoise, qui contribue à moins de 4 % du financement total, ne détient quant à elle que 3,66 % des droits de vote. L’Union européenne est surreprésentée puisque ses 27 membres possèdent un siège chacun. Les plus grands donateurs de l’UE (Allemagne, France, Royaume-Uni et Italie) disposent à eux quatre près de 20 % des droits de vote du FMI.
De surcroît, c’est à l’Europe qu’il revient de nommer le directeur général du FMI. De son côté, Washington désigne le dirigeant de la Banque mondiale, l’autre institution clé créée dans les accords de Bretton Woods.
Le sommet européen propose clairement de réviser le processus de sélection des cadres supérieurs du FMI et de la Banque mondiale, à condition que la réforme du FMI reflète suffisament les poids économique relatif de l’économie mondiale, selon le projet de conclusions
qui doit être approuvé aujourd’hui (19 mars). La contribution de la Chine au budget du FMI, en particulier, est actuellement bien au dessous de son potentiel (cf. contexte).
En vue du sommet crucial du G20 qui aura lieu à Londres le 2 avril, l’Europe a accepté que le siège, occupé aujourd’hui par le Français Dominique Strauss-Kahn, puisse tomber entre d’autres mains. Depuis 1946, ce poste a toujours été l’apanage
des Européens (quatre Français, deux Suédois, une Espagnol, un Belge, un Néerlandais et un Allemand ont dirigé le FMI jusqu’ici). L’UE devrait également fournir sur une base volontaire une aide temporaire de 75 à 100 milliards à la capacité de prêt du FMI.
Reste à savoir toutefois comment les propositions seront reçues par les pays émergents, qui sont certes tentés d’augmenter leur influence au niveau mondial, mais moins disposés à s’engager à fournir des fonds plus importants. L’idée d’échanger les sièges de haut niveau contre des contributions plus importantes pourrait également déplaire aux Etats-Unis, qui pourraient ne pas être satisfaits de devoir renoncer à leur contrôle sur la Banque mondiale.
La présidence française de l’UE avait commencé à explorer cette voie en vue du sommet du G20 de novembre 2008. Dans un document qui avait circulé dans les capitales européennes, Paris avait appelé l’UE à s’engager à procéder à une vaste révision des institutions de Bretton Woods, tout en exigeant toutefois des concessions majeures de la part des économies émergentes, en particulier de la Chine (EurActiv 03/11/08).
Le document appelait clairement à une révision du système monétaire international, qui est considéré comme une des causes à l’origine de l’endettement de l’économie mondiale. Le document demandait également une analyse du taux de change plus claire et plus solide pour évaluer la responsabilité de la crise actuelle.
Dans une version antérieure du document, qui n’a toutefois pas été approuvée, les demandes allaient plus loin. La présidence française de l’UE avait en effet appelé à une réflexion plus approfondie sur les défauts de l’actuel système monétaire international, qui est accusé d’encourager l’accumulation stérile de réserves et de détourner les flux monétaires des investissements productifs dans les pays développés tout comme dans les pays en développement.
Il s’agissait d’une allusion à peine voilée à la Chine. Ce pays dispose d’un surplus constant à deux chiffres dans sa balance des paiements, ce qui lui permet d’accumuler des réserves de monnaie étrangère de 2000 milliards de dollars.