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22 novembre 2009
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L’Italie craint un euro à 1,60 $, dommageable pour les exportations [FR][en][de

Publié: jeudi 22 octobre 2009   

L’appréciation de l’euro au-delà de 1,50 $ est déjà une mauvaise nouvelle pour les exportations italiennes et certains s’attendent à ce qu’il monte jusqu’à 1,60 $, a déclaré mercredi un fonctionnaire gouvernemental en charge du commerce.

Alors que le taux de change entre l’euro et le dollar a atteint 1,50 $ pour la première fois depuis 14 mois, Adolfo Urso, ministre adjoint à l’Industrie en charge du commerce, a déclaré que ce dernier pic de l’euro représentait une nouvelle menace pour les exportations de l’Italie, qui connaissent déjà une période difficile.

Dépasser 1,50 $ est une mauvaise nouvelle et une source d’inquiétude pour nos exportations vers les Etats-Unis, notre principal marché derrière l’Union européenne, mais aussi à destination de la Chine, puisque le yuan est lié aux fluctuations et aux faiblesses du dollar, a expliqué M. Urso dans une déclaration.

C’est quelque chose qui soulève de grandes inquiétudes parce que certains analystes s’attendent à ce que la faiblesse du dollar continue et atteigne le seuil critique de 1,60 $ pour un euro.

M. Urso a affirmé que la combinaison d’une crise économique mondiale et d’une appréciation de l’euro de 20 % contre le dollar depuis le début de cette année avait causé une chute des exportations italiennes vers les Etats-Unis de 24,9 % entre janvier et août.

Le président de la BCE Jean-Claude Trichet a discuté des taux de change avec les ministres des Finances européens lundi (19 octobre) mais il n’a rien dit de nouveau sur le glissement du dollar dont certains craignent qu’il pourrait être dommageable à la reprise économique européenne.   

La ministre française de l’Economie Christine Lagarde a déclaré qu’elle était préoccupée par les taux de change envisagés pour l’euro. Nous réaffirmons tous ensemble que nous voulons et que nous avons besoin d’un dollar fort, a-t-elle déclaré.

Le ministre néerlandais des Finances Wouter Bos a qualifié le rencontre d’  assez ennuyeuse » et il s’en est tenu à la position plus confiante que son pays adopte souvent en matière d’affaires monétaires. Nous avons toujours dit que nous pensions que la force d’une monnaie reflétait la force de son économie, donc un euro fort reflète la force de l’économie européenne, a-t-il dit aux journalistes.

Les entreprises européennes se plaignent depuis longtemps du haut taux de change de l’euro, estimant qu’il n’est pas bénéfique à l’économie européenne. En 2007, BusinessEurope, l’organisation des employeurs européens, a envoyé une lettre au président de l’Eurogroupe Jean-Claude Junker, l’avertissant que l’euro avait atteint son « seuil de douleur » lorsqu’il était monté au-delà de 1,40 $ (EurActiv 04/10/07).

(EurActiv avec Reuters, article traduit de l'anglais par EurActiv)

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