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EPIA Business Development Unit Intern – Paid Internship
Interim Public Affairs Manager
Network and CrossLingual Projects Director
Account Executive in Public Affairs - Financial Services Practice
Policy advisor International Affairs
Writer/Web Editor - Native English
Consultant (Scientist) to work on the NERC-funded project "VALOR"
Mettre une annonceLes ministres européens du Travail, qui se sont réunis à Luxembourg le 9 juin, ont appelé la Commission et les gouvernements nationaux à accélérer les mesures visant à augmenter la proportion des moins de 25 ans ayant un emploi régulier.
Les jeunes en Europe sont confrontés à des marchés du travail considérablement différents comparé au reste de la population :
Un Pacte européen pour la jeunesse a été adopté par les dirigeants européens dans le cadre de la relance de 2005 de la stratégie de Lisbonne de l’Union concernant la croissance et l’emploi, dans la perspective d’augmenter la participation des jeunes dans la vie active. Le pacte souligne un ensemble de domaines politiques dans lesquels il est demandé aux Etats membres de garder en tête l’impact des décisions politiques sur l’emploi des jeunes.
De plus, la Commission a adopté, en septembre 2007, une communication intitulée «Promouvoir la pleine participation des jeunes à l’éducation, à l’emploi et à la société
».
La Commission finance également l’initiative
EQUAL
, qui vise à supprimer la discrimination relative à l’accès au marché du travail. Grâce au Fonds social européen, 3,27 milliards d’euros ont été versés à l’initiative entre 2001 et 2008, allant de pair avec les financements accordés par les Etats membres.
La population active dans la fleur de l’âge ayant presque atteint le plein emploi dans de nombreuses régions, il incombe à l’UE de viser à augmenter la participation de jeunes dans le marché du travail. D’après les sociologues, c’est là que réside la partie la plus importante du potentiel inutilisé de la population active européenne. Renforcer l’intégration des jeunes travailleurs est également considéré comme une priorité pour aider le continent à résoudre sa pénurie croissante de compétences et à faire face à l’évolution démographique et la menace qui l’accompagne concernant le financement des retraites.
L’appel des ministres à prendre des mesures s’est principalement adressé aux Etats membres. Il leur a été demandé de poursuivre les politiques de modernisation du marché du travail, notamment afin de renforcer la cohérence entre l’offre et la demande.
Les ministres ont également souligné le rôle essentiel des écoles dans la création d’une main d’œuvre qualifiée, appelant les Etats membres à améliorer la capacité des systèmes scolaires et de formation, à réduire le nombre d’échecs scolaires et d’élèves abandonnant leurs études sans avoir obtenu de qualification. Ils ont encore insisté sur le fait que les jeunes qui acquièrent des compétences dans des types de formation non formelles et informelles obtiennent plus de reconnaissance, allant jusqu’à recommander l’attestation des qualifications acquises.
Les jeunes qui ont terminé leurs études ont besoin d’être bien orientés sur les possibilités du marché du travail afin de faciliter la transition vers la vie active, ont déclaré les ministres – un appel qui s’adresse aussi bien aux écoles qu'aux agences d’emploi.
Les gouvernements ont également demandé d’améliorer la coordination des services d’emploi publics et des systèmes de sécurité sociale pour garantir une recherche d’emploi plus efficace et performante visant à réduire à la fois le chômage frictionnel et structurel.
Alors que de nombreuses responsabilités reposent sur les épaules des gouvernements nationaux, les ministres ont également souligné le rôle de la Commission européenne concernant l’aide à apporter aux pays pour qu’ils évaluent et anticipent mieux les évolutions futures.
Ils ont appelé l’exécutif européen de suivre expressément les conclusions du Conseil européen de mars 2008, où les dirigeants européens ont invité la Commission
à présenter une évaluation détaillée des besoins futurs en matière de compétences en Europe jusqu’à l’horizon 2020, « en tenant compte de l’incidence du progrès technologique et du vieillissement démographique, et à proposer des mesures permettant d’anticiper les besoins futurs ».
Les ministres ont fixé à la Commission une date butoir, mars 2009, concernant cette évaluation, qui, ont-ils fait remarquer, devrait tenir compte des changements démographiques, climatiques et des progrès technologiques ainsi que de la mondialisation, qui provoque déjà les changements socio-économiques.