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EPIA Business Development Unit Intern – Paid Internship
Interim Public Affairs Manager
Network and CrossLingual Projects Director
Account Executive in Public Affairs - Financial Services Practice
Policy advisor International Affairs
Writer/Web Editor - Native English
Consultant (Scientist) to work on the NERC-funded project "VALOR"
Mettre une annonceAlors que les chefs d'Etat et de gouvernement se sont félicités de réintroduire les préoccupations sociales et environnementales dans l'agenda européen sur la croissance et l'emploi lors d'un sommet les 13 et 14 mars derniers, les ONG dénoncent le vide social de leurs conclusions.
Le Sommet européen de printemps annuel - présidé cette année par l’actuel président slovène de l’UE le 13 et 14 mars derniers – est l’occasion pour les dirigeants européens de discuter de l’état actuel et des perspectives futures de l’économie européenne. En 2000, l’UE a lancé son ambitieuse stratégie de Lisbonne afin de devenir l’économie basée sur la connaissance la plus dynamique du monde d’ici 2010.
Après cinq années de résultats décevants, les responsables européens ont relancé la stratégie en mars 2005 afin de stimuler davantage la croissance et l’emploi et d’accorder davantage de responsabilités aux Etats membres par des plans d’action nationaux.
Alors que les derniers rapports d’étape indiquent une nette amélioration des résultats depuis lors (EurActiv 12/12/07), ils mettent également en garde contre la complaisance face au pressions croissantes de la concurrence, à la flambée de l’euro et des prix de l’énergie et au ralentissement économique mondial provoqué par ce que l’on appelle maintenant une récession aux Etats-Unis suite à la crise des subprimes (EurActiv 11/02/08).
En réponse à l’inquiétude croissante du public au sujet du changement climatique, du vieillissement de la population et de l’exclusion sociale, les chefs d’Etat et de gouvernements européens ont déclaré qu’ils avaient décidé d’ouvrir l’agenda de Lisbonne au-delà de sa thématique purement focalisée sur la croissance et l’emploi au cours de ces trois dernières années, et de mettre l’environnement et les citoyens au premier plan.
Cette avancée marque un changement radical par rapport à la dernière révision de la stratégie en 2005, lorsque les piliers sociaux et environnementaux étaient largement mis de côté pour s’occuper de l’économie européenne stagnante. Cependant, suite à deux années caractérisées par une solide croissance économique et la création d’emplois, les responsables européens ont déclaré qu’il était temps de se concentrer davantage sur les autres défis auxquels l’Union est confrontée.
D’après une déclaration de la présidence slovène de l’UE après la réunion, les nouveaux objectifs de la stratégie sont, par essence, d’étudier plus en détail les préoccupations des citoyens et les questions sociales, d’apporter une réponse au changement climatique et de proposer une vision plus moderne de l’innovation et de la création.
Les Etats membres devront principalement résoudre le manque de compétences de l’UE, notamment avec la mise en place de plans d’action nationaux dont l’objectif est de lutter contre l'abandon scolaire précoce et d’améliorer l’apprentissage de la lecture, ainsi que par une politique européenne commune d’immigration.
Le Conseil européen a également appelé la Commission à présenter une évaluation exhaustive des exigences en matières de compétences futures en Europe jusqu’à 2020, en prenant en compte les effets de l’évolution technologique et du vieillissement de la population. L’objectif est de mieux anticiper les besoins futurs du secteur industriel – notamment dans le domaine climatique et des technologies à faible consommation énergétique – considérés comme une possibilité essentielle des entreprises à l’avenir.
Cependant, le Sommet a aussi mis en avant qu’étant donné l’incertitude grandissante concernant l’environnement économique international, il était nécessaire de procéder résolument à des réformes. Ceci implique la poursuite des objectifs en matière d’innovation et de recherche. Il s’agit également d’éliminer des obstacles à la liberté de mouvement de la connaissance en créant une « cinquième liberté » (EurActiv 17/03/08) et de mettre en oeuvre le principe de flexicurité lors de la réforme du marché du travail (voir notre LinksDossier sur la flexicurité).
Les dirigeants européens ont également décidé de continuer leur action visant à réduire les lourdeurs administratives subies par les dirigeants d’entreprises et de diminuer la bureaucratie qui les retarde leur travail dans l’ensemble du marché européen. Ils ont déclaré que l’approbation du « Small Business Act » destiné notamment à faciliter l’accès des PME aux nouveaux marchés grâce à des mesures visant à améliorer le financement et les mesures de soutien, serait une priorité absolue.
Le Premier ministre slovène M. Jansa, dont le pays occupe la présidence tournante de l’UE, est satisfait de constater que l’UE est dans la bonne voie concernant les réformes planifiées. Ces dernières années, 6,5 millions de nouveaux emplois ont été créés, le taux du chômage a chuté à moins de 7% et les fondations de l’économie européenne sont solides. Cependant, il a ajouté qu’il ne fallait pas se reposer sur ses lauriers. L’économie mondiale est de plus en plus instable et il est donc important de maintenir un cap régulier.
Il a affirmé que la stratégie de Lisbonne se focaliserait maintenant sur les demandes des citoyens en mettant en valeur la dimension sociale et l’éducation. D’autre part, l’UE doit aussi tenir compte des enjeux environnementaux puisque l’ensemble du potentiel des réformes économiques et sociales ne peut être accompli qu’en synergie avec un environnement durable et sain.
Georg Toifl, président de l’union européenne des artisans et des PME (UEAPME), estime que les réformes du marché du travail doivent être prioritaires. Avec la date limite de 2010 qui se profile, l’Europe n’atteindra pas les objectifs de Lisbonne à moins qu’elle n’améliore rapidement la fluidité et la réactivité de ses marchés du travail […] Les petites entreprises doivent être capables de proposer à leur personnel un niveau satisfaisant de sécurité : une condition sine qua non pour rester un employeur attractif. De plus, il affirme qu’elles doivent être protégées de la concurrence déloyale résultant du travail clandestin, particulièrement présent dans les secteurs des services à forte main d’œuvre. Les deux questions doivent être abordées par le SBA et devenir un sujet de dialogue social à la fois au niveau européen et national.
D’après la Confédération européenne des syndicats, il est grand temps de mettre à nouveau l’accent sur les politiques sociales. L’organisation estime que la dimension sociale a n’a pas progressé pendant ces 10 dernières années. Cependant, le secrétaire général John Monks n’était pas convaincu que les Etats membres faisaient le nécessaire. Selon lui, l’Europe sociale est en retrait et il ne serait pas surprenant que les appels au protectionnisme soient de plus en plus stridents. Il a affirmé que le soutien au marché unique dépend de l’aide de l’Europe sociale. Il déclare que telle est la situation actuelle, même si elle ne fonctionne pas pour l’UE actuellement.
D’après la Plateforme sociale, les conclusions du Conseil européen étaient un outrage. L’organisation a affirmé qu’elles montraient un manque d’engagement social et humain envers le destin des citoyens européens. Il a ajouté que ces conclusions étaient déconnectées des problèmes urgents auxquels la société européenne est actuellement confrontée, notamment les inégalités croissantes, la détérioration des conditions de travail et une dévalorisation des systèmes de protection sociale et des services publics.