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Les débats enflammés sur la biotechnologie, la recherche sur les cellules souches et le clonage montrent qu'il existe un besoin de dialogue ouvert sur les implications éthiques des avancées scientifiques. Dans l'objectif de promouvoir une recherche responsable et respectueuse des principes éthiques fondamentaux, l'UE a lancé un certain nombre d'initiatives traitant des questions éthiques.
Les débats enflammés sur des questions comme la biotechnologie, la recherche sur les cellules souches et le clonage ont révélé que les progrès technologiques et scientifiques rapides peuvent donner lieu à de sérieux problèmes sur le plan éthique. Les décideurs politiques et la communauté scientifique doivent traiter de ces préoccupations pour tenir compte des craintes du grand public et éviter d'aliéner les citoyens et de créer un environnement hostile aux innovations scientifiques et technologiques. De plus, en vue des efforts de développement durable, il faut sérieusement envisager les implications des nouvelles technologies pour les générations futures.
En Europe, les différents contextes éthiques, religieux, historiques et philosophiques peuvent entraîner une variété d'approches sur les questions éthiques. Tout en tenant compte de ces différences, l'UE a lancé un certain nombre d'initiatives pour promouvoir une science et une recherche responsables qui respectent des principes éthiques fondamentaux.
1. Le 6ème Programme-Cadre pour la recherche (6ème PCRD)
Dans le 6ème PCRD, l'UE a introduit une référence aux questions éthiques, indiquant que "les activités de recherche menées dans le cadre du sixième programme-cadre doivent être réalisées dans le respect des principes éthiques fondamentaux, notamment ceux qui sont énoncés dans la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne." En pratique, cela signifie que les règles éthiques sont appliquées en évaluant les projets de recherche financés par la Commission. Cette évaluation couvre des problèmes éventuels relatifs à la recherche sur des personnes, notamment les enfants et d'autres personnes incapables de donner leur consentement, les femmes enceintes ou les personnes volontaires pour des tests cliniques; l'utilisation de tissus embryonnaires humains ou foetaux et d'autres échantillons biologiques humains; l'utilisation de données personnelles; l'utilisation d'animaux; et la conformité avec les réglementations nationales et les codes de conduite internationaux.
De plus, l'UE soutient par le biais du 6ème PCRD la recherche sur les questions éthiques et sociales soulevées par l'évolution des sciences et des technologies.
2. Le plan d'action "Science et société"
Dans son plan d'action adopté en décembre 2001, la Commission a inclus un chapitre sur la dimension éthique dans les sciences et les nouvelles technologiques
. Elle veille notamment à gagner et à conserver la confiance du grand public en rendant plus accessibles les informations sur les questions éthiques et en renforçant le dialogue public sur l'éthique dans le domaine des sciences avec des organisations non-gouvernementales, l'industrie, les communautés religieuses et culturelles. De plus, elle encourage l'intégrité des chercheurs, ainsi que leur conscience des dimensions éthiques de leurs activités, et souhaite faciliter l'échange d'informations entre les comités d'éthique nationaux. La Commission a également l'intention de renforcer le dialogue avec d'autres régions du monde pour explorer et comprendre les différences entre les attitudes et les contextes éthiques.
3. Les activités du Parlement européen
Le Parlement a pris un certain nombre d'initiatives pour clarifier des positions communes sur des questions divergentes sur le plan éthique, en adoptant des rapports et des résolutions à ce sujet par le biais de sa commission Industrie, Energie et Recherche, son groupe d'évaluation des options scientifiques et technologiques (STOA) et une "commission temporaire sur la génétique humaine et les autres technologies nouvelles en médecine moderne" (2001-2002
). Ces organes doivent approfondir les recherches sur les questions éthiques et renforcer le dialogue public. Le Parlement a notamment demandé un cadre juridique européen clair et prévisible sur des questions comme la biotechnologie, tenant compte des considérations éthiques tout en offrant un environnement sûr et favorable à l'innovation aux sciences et aux entreprises.
4. Le
Groupe européen d'éthique des sciences et des nouvelles technologies
Le Groupe européen sur l'éthique a été créé en 1997 par la Commission pour donner des conseils indépendants et pluralistes sur les aspects éthiques des sciences et des nouvelles technologies en rapport avec la préparation et la mise en oeuvre de la législation ou des politiques communautaires. Il a depuis contribué à orienter les politiques communautaires sur des questions éthiques sensibles sur le plan culturel en publiant des avis sur des sujets aussi divers que les banques de tissu humain
, la recherche sur l'embryon humain
, la place du sytème de santé dans la société de l'information
, la question du dopage dans le sport
, l'éthique de la recherche clinique dans les pays en développement
, la question des tests génétiques dans le cadre du travail
, et la recherche sur les cellules souches
. Il a également présenté un rapport sur la charte des droits fondamentaux relatifs à l'innovation technologique.