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L’UE ne doit pas s’inquiéter au sujet des conflits politiques internes dans la République tchèque lorsque le pays sera à la tête de l’UE étant donné que le pays en a vu d’autres bien plus graves par le passé. C’est ce qu’a indiqué dans un entretien exclusif à EurActiv le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek.
Le Premier ministre tchèque, dont le pays occupera la présidence tournante de l’UE à partir du 1er janvier jusqu'à fin juin, a expliqué que pour les personnes qui connaissent la politique tchèque, le gouvernement est plutôt stable, ou en tous cas « pas plus mauvais » que tout autre ancien cabinet des 12 dernières années.
M. Topolanek, président du parti néolibéral de centre-droit ODS, a cité comme exemple son prédécesseur social-démocrate Jiří Paroubek. En effet, la survie de M. Paroubek à plusieurs votes de défiance dépendait du vote d’un seul député indépendant.
« Si je veux être ironique, je peux dire qu’un gouvernement en transition arrivera à mieux diriger l’Union européenne qu’un gouvernement qui a doit encore mettre en œuvre un certain nombre d’étapes de son propre programme. Toutefois, je ne pense pas que cela s’avérera le cas », a indiqué M. Topolanek.
Le Premier ministre tchèque a également rejeté les préoccupations selon lesquelles les visions eurosceptiques du président tchèque Vaclav Klaus pourraient entraver la crédibilité de la présidence. Il a qualifié M. Klaus de « démocrate » et de « professionnel » qui ne mettrait jamais les affaires de l’UE en péril, élément qu’il expliquera encore et toujours à ses homologues européens, a-t-il indiqué.
« Comme je le leur dis souvent, ils ont une fascination toute particulière pour Klaus », a souligné M. Topolanek
Par rapport aux priorités de la présidence tchèque de l’UE, qu'il a qualifié d’ambitieuses, le président de l’ODS a mis l’accent sur le partenariat oriental (EurActiv 04/12/08), mentionnant à cet égard les relations de l’UE avec la Russie.
« La renaissance de la Russie représente un élément important de la politique étrangère et constitue un grand défi. Moscou est très déterminée dans sa manière de faire de la politique et elle essaie d’intervenir dans les mesures européennes en matière de sécurité et d’énergie. Pour nous, cela représente un grand défi », a déclaré le Premier ministre tchèque.
M. Topolanek espère également que l’élaboration du traité d’adhésion à l’UE de la Croatie pourrait débuter sous la présidence tchèque. A son avis, la Croatie sera le dernier pays qui pourra accéder à l’UE après une période de négociations relativement courte.
Pour lire l’entretien dans son intégralité, cliquez ici.