Le parti populiste allemand AfD veut bousculer le Bundestag
Le parti populiste de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), pourrait dépasser les 10 % des voix lors des élections fédérales du 24 septembre. Il pourrait ainsi devenir la troisième force politique au Parlement, devant les libéraux du FDP, le parti de la gauche radicale Die Linke et les Verts. Un succès électoral lié à un discours anti-Islam assumé. Un article de notre partenaire, Ouest-France.
Le parti populiste de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), pourrait dépasser les 10 % des voix lors des élections fédérales du 24 septembre. Il pourrait ainsi devenir la troisième force politique au Parlement, devant les libéraux du FDP, le parti de la gauche radicale Die Linke et les Verts. Un succès électoral lié à un discours anti-Islam assumé. Un article de notre partenaire, Ouest-France.
Alternative pour l’Allemagne (AfD) prépare son entrée au Bundestag et la perspective de voir débarquer dans le centre névralgique de la démocratie allemande un parti que le ministre des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, a comparé aux nazis trouble les autres formations politiques.
Créé en 2013 pour lutter contre la monnaie unique européenne, l’AfD s’est mué progressivement en parti anti-immigration, profitant de la décision d’Angela Merkel d’ouvrir les frontières aux réfugiés en 2015 pour progresser dans les urnes lors des élections régionales.
Potentiellement la troisième force politique
À moins d’une semaine des élections fédérales du 24 septembre, le parti est crédité d’environ 10 % des voix. Il gagne deux points dans la dernière enquête de l’institut Emnid publiée dimanche, à 11 %.
Son objectif est de devenir la troisième force politique au Parlement, devant les libéraux du FDP, le parti de la gauche radicale Die Linke et les Verts.
Dans ce cas de figure, il pourrait même devenir la première force d’opposition au Parlement en cas de reconduction de la grande coalition entre le bloc conservateur d’Angela Merkel (CDU-CSU) et le Parti social-démocrate (SPD).
Une telle perspective permettrait à l’AfD de diriger la commission du Budget au Bundestag et d’ouvrir les débats lors des consultations.
Un discours xénophobe
Le chef de file de l’AfD pour les élections législatives de dimanche, Alexander Gauland, 76 ans, a grimpé dans les sondages pour ses positions dures sur l’immigration, demandant la fermeture des frontières et l’arrêt du regroupement familial pour les migrants.
« Nous serons bientôt des étrangers dans notre propre pays », a-t-il asséné lors d’un rassemblement dans la ville de Francfort-sur-l’Oder, à la frontière polonaise.
Une fois au Bundestag, Alexander Gauland a déjà prévenu qu’il demanderait l’ouverture d’une enquête parlementaire sur la chancelière.
« Nous voulons une enquête sur la politique de Mme Merkel, qui a amené un million de personnes dans notre pays, et qu’elle soit sévèrement sanctionnée pour cela », a-t-il déclaré.
Georg Pazderski, membre du comité exécutif de l’AfD, promet que son parti utilisera son temps de parole au Parlement pour attirer l’attention sur le coût de la crise migratoire, les troubles dans la zone euro, que l’AfD veut quitter, et les problèmes au sein de l’Union européenne.
« Nous pourrons nous exprimer une fois au Parlement », a-t-il dit. « Nous serons durs dans l’opposition. »
>> Lire la suite sur Ouest-France
