Diamandouros prend position sur la politique linguistique des sites des présidences de l'UE [FR]

A la suite d'une plainte d'une association allemande, le médiateur européen a publié un rapport spécial demandant au Conseil de reconsidérer le régime des langues des sites Internet des présidences de l'UE. 

A la suite d’une plainte d’une association allemande, le médiateur européen a publié un rapport spécial demandant au Conseil de reconsidérer le régime des langues des sites Internet des présidences de l’UE. 

L’Union européenne compte 20 langues officielles (les langues parlées dans tous les Etats membres sauf l’Autriche, la Belgique, Chypre et le Luxembourg) et a décidé de donner à l’irlandais le statut de langue officielle de l’Union européenne à partir du 1er janvier 2007.

Même si toutes ces langues sont sensées être des « langues de travail », les trois langues les plus utilisées sont l’anglais, le français et l’allemand. Cependant, de nombreux sites Internet des présidences de l’UE ne sont souvent disponibles qu’en anglais et français. En effet, au cours des sept dernières présidences, seul le site Internet de la présidence autrichienne était entièrement disponible en allemand, l’Autriche étant un pays germanophone.

Etant donnée cette situation, une association de défense de la langue allemande a soumis une plainte au Médiateur, arguant que le fait de ne pas assurer la disponibilité en langue allemande des sites Internet de la Présidence constitue un cas de mauvaise administration de la part du Conseil. Le Conseil a rejeté le projet de recommandation du Médiateur européen sur ce sujet, selon lequel le Conseil peut en principe être tenu responsable du site Internet proposé par la présidence et peut ordonner à l’Etat membre qui détient la présidence de l’UE d’organiser ce site d’une certaine façon. 

Le Conseil maintenant que les sites Internet des Présidences sont placés sous l’autorité des États membres assurant la Présidence, M. Diamandouros a présenté un rapport spécial au Parlement européen, reprenant son projet de recommandation selon lequel les présentations Internet des présidences doivent aussi être disponibles en allemand. Le Parlement européen peut adopter une résolution pour soutenir la position du Médiateur.