Les eurodéputés veulent encourager les femmes entrepreneurs sur la toile

Les femmes sont sous-représentées au sein des programmes de financement des PME, malgré le fait qu'elles soient les mieux placées pour tirer parti de l'Internet et des médias sociaux pour créer des PME « locales », ont affirmé des eurodéputés.

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Les femmes sont sous-représentées au sein des programmes de financement des PME, malgré le fait qu'elles soient les mieux placées pour tirer parti de l'Internet et des médias sociaux pour créer des PME « locales », ont affirmé des eurodéputés.

Lors de la conférence annuelle de leur parti à Manchester hier, les eurodéputées britanniques conservatrices Marina Yannakoudakis et Vicky Ford ont demandé qu'un soutien accru soit accordé aux mères qui travaillent et aux autres femmes qui lancent ou souhaitent développer leur entreprise. Des demandes similaires ont déjà été exprimées au Parlement européen.

Mme Yannakoudakis a récemment rédigé un rapport adopté par le Parlement européen qui réclamait l'organisation de séminaires et de formations pour aider les femmes à utiliser l'instrument européen de microfinancement Progress, un fonds visant à aider les femmes et les autres groupes sous-représentés.

Ces réclamations sont survenues suite à la publication de nouvelles données qui confirment que les femmes, et surtout celles qui vivent dans les zones rurales, sont mieux placées que les hommes pour exploiter les médias sociaux et l'Internet pour monter leur entreprise.

Des femmes mieux placées pour exploiter les médias sociaux

Les données révélées cette semaine par le Boston Consulting Group pour Google laissent entendre que la clé d'un entreprenariat fructueux dans le secteur de l'Internet réside en un savant mélange entre une stratégie marketing globale et une politique de vente « locale », une approche qui convient davantage à la gente féminine.

Scotweb, une entreprise qui vend des tartans à une importante clientèle internationale liée de près ou de loin au Royaume-Uni, est un bon exemple.

Wiggly Wigglers, un service rural en ligne basé au Royaume-Uni qui propose des travaux de jardinage durables, est un exemple d'entreprise qui exploite les médias sociaux pour augmenter les ventes de ses produits, dont des vers de terre envoyés par courrier aux clients.

Sa fondatrice, Heather Gorringe, affirme que dans les communautés rurales et agricoles, les femmes ont le vent en poupe s'agissant de créer de nouvelles entreprises, car les techniques marketing nécessaires pour utiliser les médias sociaux conviennent bien à la nature « bavarde » des femmes.

Elle a expliqué à EURACTIV qu'au sein des communautés agricoles, « ce sont les femmes qui utilisent Facebook et Twitter dans la famille, et [qu'] il est plus facile pour elles de gérer des ventes dans cet environnement que dans le cadre du modèle traditionnel du face à face ».

Attention à ne pas favoriser certaines entreprises

L'Internet leur permet également de créer des entreprises plus facilement et de concilier leurs activités de vente avec leur programme quotidien, a-t-elle ajouté.

Elle a toutefois expliqué qu'il ne fallait pas accordé de « traitement de faveur » aux entreprises Internet lancées par des femmes, car un favoritisme disproportionné pourrait mettre en danger les entreprises existantes.

Mme Yannakoudakis a quant à elle déclaré à EURACTIV que les femmes faisaient partie de la première vague de pionniers qui ont lancé leur entreprise en ligne et que leur nombre ne faisait que croître.

« L'UE doit encourager la croissance et l'emploi en introduisant les femmes dans plus de secteurs, dont l'informatique », a-t-elle ajouté.

Jeremy Fleming – traduit de l'anglais par Amandine Gillet