Meloni et Frederiksen appellent à la protection de l'héritage chrétien de l'Europe

« Davantage de personnes vont désormais être expulsées », déclarent les deux dirigeants

EURACTIV.com
[Photo : Massimo Valicchia/NurPhoto via Getty Images]

Les migrants doivent respecter les valeurs européennes et s’intégrer, écrivent Giorgia Meloni et Mette Frederiksen dans un communiqué publié lundi sur leurs comptes respectifs sur les réseaux sociaux.

Cette déclaration, publiée simultanément en italien et en danois par les Premières ministres danoise et italienne, expose une vision politique qui, selon elles, doit transcender les clivages idéologiques ou géographiques.

« Nous savons que beaucoup de gens sont perplexes face à notre partenariat », écrivent-elles. « L’une dirige un grand pays du sud. L’autre dirige un petit pays du nord. Mais nous sommes unies par notre volonté de veiller sur l’Europe. »

« Nous reconnaissons tous deux l’héritage culturel chrétien de l’Europe et souhaitons le protéger. Nous attendons des personnes qui viennent dans nos pays et souhaitent s’installer en Europe qu’elles respectent les valeurs européennes et ne nous imposent pas un mode de vie que nous ne souhaitons pas. »

« Nous pensons que c’est là la bonne manière de protéger l’Europe, nos valeurs communes et le mode de vie européen. »

Meloni, une nationaliste de droite, et Frederiksen, une sociale-démocrate, ont à plusieurs reprises uni leurs forces en matière de politique migratoire.

En 2025, l’Italie et le Danemark ont rédigé une lettre visant à encadrer la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg, ce qui a finalement abouti à la Déclaration de Chișinău, approuvée par l’ensemble des 46 membres du Conseil de l’Europe.

« Ensemble, nous avons fait pencher la balance en ce qui concerne les criminels étrangers », indique le communiqué publié aujourd’hui. « Ainsi, davantage de personnes vont désormais être expulsées. »

« Les citoyens ordinaires, en particulier, ont payé pendant bien trop d’années un prix bien trop élevé pour une migration incontrôlée. »

La semaine dernière, les deux dirigeantes ont aligné leurs positions, laissant entrevoir la possibilité d’une suspension de l’Espagne de l’espace Schengen, dans le sillage des tensions renouvelées autour de la politique migratoire suite à l’afflux de migrants à Ceuta.

(bw)