Les fonds européens pour les Roms mal utilisés
Selon des travaux révélés par la Commission, des goulets d’étranglement aux niveaux national, régional et local limitent l’utilisation efficace des fonds européens à destination des Roms.
Selon des travaux révélés par la Commission, des goulets d’étranglement aux niveaux national, régional et local limitent l’utilisation efficace des fonds européens à destination des Roms.
La Commission européenne a présenté, mardi 21 décembre, les premières conclusions de son groupe de travail sur les Roms, créé en septembre et un rapport sur leur intégration sociale dans 18 pays de l’UE.
Les résultats préliminaires du groupe de travail précisent que les États membres n’utilisent pas correctement les fonds européens dégagés pour améliorer la situation des Roms. Cet argent peut provenir du Fonds social européen (FSE), du Fonds européen de développement régional (Feder) et, dans une moindre mesure, du Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader).
Des faiblesses existent dans le développement de stratégies appropriées pour remédier aux problèmes rencontrés par les Roms. Leur mise en œuvre au niveau national est problématique en raison du manque, à la fois de savoir faire, mais également de capacités administratives pour absorber les fonds.
Le rapport met aussi en avant les lacunes concernant le cofinancement national mais aussi le manque d’implication de la société civile et des communautés roms elles-mêmes.
Mais ces résultats ne sont que partiels car la Commission n’a pas eu assez d’informations pour tirer des conclusions générales. Elle s’est fondée sur des questionnaires envoyés aux 27 États-membres. Leurs réponses comportaient soit des données très diverses, soit très limitées, voire même aucune données, selon l’exécutif européen.
Développer des stratégies intégrées
La Commission a également publié un rapport sur les projets de 18 États membres pour inclure les Roms. Selon l’étude, les stratégies intégrées s’attaquant aux causes multiples de l’exclusion sociale des Roms sont les plus efficaces. Une forte volonté politique est aussi nécessaire.
La réussite de ces stratégies dépend de la coordination des politiques, de programmes durables avec des budgets pluriannuels fiables pour garantir la continuité des résultats. La participation et la consultation des Roms et enfin des données fiables et l’évaluation des bilans sont aussi importantes.
CALENDRIER
Printemps 2011 : Adoption par la Commission d’un cadre européen pour l’établissement de stratégies nationales sur les Roms