Les jeunes Français ne croient pas en l’Europe

L’UE ne fait pas l’unanimité auprès des jeunes Européens. Sentiment d’appartenance à l’Union, confiance en l’UE ou avenir de l’Europe, les Français sont particulièrement sceptiques.

EURACTIV.fr

L’UE ne fait pas l’unanimité auprès des jeunes Européens. Sentiment d’appartenance à l’Union, confiance en l’UE ou avenir de l’Europe, les Français sont particulièrement sceptiques.

Elle a beau être appelée « la génération Erasmus », la jeunesse européenne n’est pas très attachée à l’Union européenne. Selon un sondage de la Fondation pour l’innovation politique*, publié le 18 janvier, 48% des Européens de 16 à 29 ans admettent le rôle de la dimension européenne dans leur identité. Ainsi, le fait d’être Européen comme un des facteurs d’identité les moins importants, avec la religion et le groupe ethnique.

Les Français se sentent encore moins Européens que leurs voisins.42% seulement des jeunes Français accordent un rôle important au fait d’être européen dans leur identité, contre 49% des Grecs et des Allemands, 51% des Finlandais ou 55% des Italiens. Seuls les jeunes Britanniques ont un sentiment plus faible (33%).

Le fait d’être Européen compte davantage pour les jeunes des nouveaux États membres  : Roumains (61%), Hongrois (56%) et Polonais (55%), alors même que pour eux, la nationalité est aussi très importante.  

Faible confiance

Autre constat, les jeunes font davantage confiance à l’Europe que leurs ainés (7 points d’écart). Pourtant, moins de la moitié de la jeunesse européenne a confiance en l’Union (47%).  

Les jeunes de la « Vieille Europe » sont plutôt septiques, seuls les Italiens se disent majoritairement confiants (50% et 44% de défiants), alors que 43% des jeunes Français 42% des Allemands et 37% des Grecs font confiance à l’UE. A l’inverse, la jeunesse des nouveaux entrants croient en l’UE  : ils sont 61% en Roumanie et en Estonie, 60% en Pologne et 55% en Hongrie.

 

Avenir européen

Malgré leur doute dans l’UE, les jeunes lui prédisent un bel avenir. 39% lui prédisent un rôle plus important à celui qu’elle joue actuellement et 38% un rôle comparable.

Les jeunes Français sont les plus sceptiques sur le futur rôle de l’UE. Ils sont seulement 29% à penser qu’elle aura un rôle plus important, contre 32% des Grecs, 34% des Britanniques et 43% de leurs voisins espagnols. Le salut de l’UE vient une fois encore des pays nouveaux entrants. Pour 62% des Roumains de 16 à 29 ans, et 52% des Polonais, le rôle de l’Europe va augmenter.

*L’enquête « 2011, la jeunesse du monde » a été réalisée par TNS Opinion pour la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol). Elle a été réalisée sur la base d’échantillons nationaux comprenant 100 individus de 16 à 29 ans, et 300 individus de 30 à 50 ans. Au sein de l’UE, les pays concernés sont la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Pologne, l’Estonie, la Finlande, la Suède, la Roumanie, la Hongrie, l’Italie et l’Espagne.