Petr Ne?as : « Je ne vois aucune raison d’augmenter le budget de l’UE »

Dans un entretien accordé à EURACTIV République tchèque, le premier ministre tchèque, estime que les États membres ne doivent pas verser plus de 1% de leur PIB au budget.

EURACTIV.fr
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Dans un entretien accordé à EURACTIV République tchèque, le premier ministre tchèque, estime que les États membres ne doivent pas verser plus de 1% de leur PIB au budget.

Il faut maintenir le budget de l’UE à 1% du PIB des États a affirmé le premier ministre tchèque, Petr Ne?as, dans un entretien accordé à EURACTIV.cz en marge du Conseil européen, le 16 septembre. « Je ne vois aucune raison d’augmenter le budget de l’Union européen », a-t-il expliqué tout en précisant qu’en tant que bénéficiaire net, « la pression pour réduire le budget n’est pas si forte ». Le premier ministre souhaiterait que moins de fonds européens ne soient versés pour la PAC et préférerait un effort sur des « mesures de nature à renforcer la compétitivité globale de l’UE », tels que le soutien de la R&D, l’innovation, l’éducation, mais aussi la construction d’infrastructures, les transports et les télécommunications.

Selon Petr Ne?as, il est également important de connecter la stratégie Europe 2020 avec le rapport Monti sur le marché intérieur. « Je vois cela comme la pierre fondatrice des capacités futures de l’UE, à la fois politiquement et économiquement », a-t-il précisé.

Le V4, pour faire contrepoids

Le premier ministre tchèque est également revenu sur le groupe de Visegrad, composé de son pays, de la Pologne, de la Hongrie et de la Slovaquie. Contrairement à son prédécesseur, Mirek Toplanek qui affirmait, en novembre 2009 à EURACTIV, que « même M. Sarkozy est effrayé par les accord du V4 », M. Ne?as a voulu rassurer ses partenaires européens. « Nous ne sommes pas une loge maçonnique politique ou quelque chose du genre. Nos réunions représentent des négociations légitimes entre quatre pays qui partagent des origines et des intérêts communs. Cela me parait naturel. Personne n’est surpris par les réunions bilatérales régulières entre la France et l’Allemagne donc pourquoi devrait-on être surpris par des réunions de quatre États membres de l’UE ? »

Pour M. Ne?as, la coopération entre ces quatre pays de l’Est est une opportunité dans le débat sur la politique budgétaire mais également dans la politique énergétique et la sécurité des approvisionnements énergétiques, ces pays ayant des intérêts communs. Le premier ministre a précisé que ce groupe était important pour ses membres, qui se retrouvent ainsi avec un poids de vote au Conseil comparable à celui de la France et de l’Allemagne (cumulés, les 4 pays représentent 58 voix, tout comme le couple franco-allemand).

Loin de se limiter au seul groupe de Visegrad, le premier ministre tchèque a également précisé qu’il était important pour son pays de développer des relations bilatérales intensives avec les autres grands pays d’Europe « et pas seulement la France ou l’Allemagne. Il y a aussi d’autres pays, comme le Royaume Uni ou l’Italie ».