Politique régionale : Prague refuse une prime pour les États vertueux
Dans un entretien accordé à la rédaction tchèque d’EURACTIV, le vice-ministre à la cohésion régionale tchèque, Daniel Braun, affirme qu’il s’oppose à la « réserve de performance », qui permettrait aux États vertueux de toucher des financements supplémentaires.
Dans un entretien accordé à la rédaction tchèque d’EURACTIV, le vice-ministre à la cohésion régionale tchèque, Daniel Braun, affirme qu’il s’oppose à la « réserve de performance », qui permettrait aux États vertueux de toucher des financements supplémentaires.
La politique de cohésion doit rester l’un des principaux postes de dépenses du budget européen 2014-2020. Elle doit rester flexible pour permettre de choisir les priorités reflétant au mieux le contexte régional. Enfin, cette politique doit continuer de financer une partie des objectifs de convergence. Voici le programme que compte défendre le vice-ministre tchèque à la cohésion régionale, Daniel Braun, pour la future politique régionale de l’UE, avec ses homologues hongrois, polonais et slovaque.
Dans un entretien accordée à EURACTIV République tchèque, le vice-ministre est revenu sur le cinquième rapport de cohésion de la Commission européenne et ses propositions. Il a notamment précisé son désaccord sur la « réserve de performance », imaginée par la Commission, qui permettrait aux États bons élèves de toucher des financements supplémentaires.
« Nous ne pouvons imaginer que les pays entrent en concurrence pour remplir les programme nationaux de réforme. Chaque pays aura besoin de reformes structurelles et institutionnelles différentes, et chacun d’entre eux aura des positions de départs différentes et devra atteindre des objectifs différents », a-t-il expliqué.
La République tchèque n’est pas opposée à la conditionnalité, précisant qu’il est d’accord pour des sanctions fiscales, si celles-ci ne retardent pas la mise en place de projets. Mais le vice-ministre a précisé que « l’important est comment cette conditionnalité va être définie dans la législation européenne, et comment elle sera appliquée. Le diable se cache dans les détails. »
Il a proposé l’élargissement de ce principe. « Nous pensons que l’impact doit être le même pour tous les États. Il devrait couvrir toutes les politiques qui relèvent de la gestion dite partagée, pour lesquelles les allocations spécifiques à chaque pays sont déterminées à l’avance. »