UE : la Belgique passe le relais à la Hongrie
La Hongrie a pris officiellement la Présidence de l’UE lors d’une cérémonie à Budapest, jeudi 6 janvier. Une réunion de travail entre la Commission et le gouvernement hongrois est prévue vendredi 7.
La Hongrie a pris officiellement la Présidence de l’UE lors d’une cérémonie à Budapest, jeudi 6 janvier. Une réunion de travail entre la Commission et le gouvernement hongrois est prévue vendredi 7.
Le premier ministre Belge, Yves Leterme a officiellement cédé la présidence du Conseil de l’UE au premier ministre hongrois Viktor Orban, jeudi 6 janvier, lors d’une cérémonie à Budapest.
« La Hongrie a déjà prouvé plusieurs fois au cours de l’histoire sa forte dévotion envers la liberté, c’est pourquoi la Belgique donne le relais avec espoir : bien que la présidence belge ait présenté des résultats, la présidence hongroise aura encore beaucoup à faire », a souligné Yves Leterme.
Le premier ministre belge s’est félicité des priorités de la Hongrie. C’est « par la croissance économique et la création d’emplois qu’il est possible de bâtir une Europe forte », a-t-il déclaré, faisant ainsi référence au slogan de la présidence hongroise.
Le traitement de la dette publique dans l’UE, notamment dans les pays à risque (Grèce, Irlande, Portugal et Espagne) est l’une des priorités de la Hongrie. « Bien que la Hongrie ne fasse pas partie de la zone euro, la stabilité de la monnaie unique est importante pour tous les États-membres et les attaques contre la devise ne sont pas encore terminées », a ajouté le premier ministre belge.
Monsieur Leterme a également souligné que l’énergie, qui sera discutée lors du Conseil européen du 4 février, est une « question-clé ». Pour lui, l’UE a besoin « d’innovation et d’ingéniosité ». Il a ainsi pressé la Hongrie de faire introduire la « marque déposée européenne ».
Le pays souhaite aussi s’attaquer à la politique pluri-annuelle de l’UE pour 2014-2020, le Partenariat oriental, l’éventuelle entrée prochaine de la Bulgarie et de la Roumanie dans l’Espace Schengen, l’adhésion de la Croatie à l’UE ou encore l’intégration des Roms.
Renaissance
De son coté, Viktor Orban, a désigné l’année 2011 comme « l’année de la renaissance ». Il a précisé que « la présidence hongroise n’était pas capable de magie, mais qu’elle était capable de frotter la lampe pour en faire sortir le génie qui s’appelle le renouveau de l’Europe »
L’Europe doit faire preuve des « valeurs, des vertus et des capacités qui ont fait d’elle pendant des siècles le berceau d’une civilisation admirée et enviée », a estimé le premier ministre hongrois.
Plus tôt dans la journée, lors d’une conférence de presse, Viktor Orban avait admis que les polémiques sur la loi hongroise sur les médias et la « taxe exceptionnelle » arrivaient au mauvais moment. « Je reconnais que c’est un mauvais départ, qui voudrait d’un départ comme celui-ci ?», a-t-il précisé. «Je ne peux rien y faire. Je fais avec.»
Vendredi 7 janvier, c’est au tour de la Commission au grand complet de se rendre à Budapest. Le Président de l’exécutif européen et les 26 commissaires rencontreront le gouvernement, pour une réunion de travail approfondie. Elle sera suivie d’un tête-à- tête entre José Manuel Barroso et Viktor Orban où les législations sur les médias et la taxe devraient être également abordées.