Baroud d’honneur en faveur de la politique régionale

Les 17 pays assimilés aux "amis de la cohésion", groupe dans lequel la France ne siège pas, continuent de s'opposer fermement aux coupes appliquées aux aides régionales de l'UE. Ils sont appuyés dans leur démarche par les syndicats et les patrons européens.

EURACTIV.fr

Les 17 pays assimilés aux « amis de la cohésion », groupe dans lequel la France ne siège pas, continuent de s’opposer fermement aux coupes appliquées aux aides régionales de l’UE. Ils sont appuyés dans leur démarche par les syndicats et les patrons européens.

Depuis plusieurs mois, les ambassadeurs de la politique de cohésion s’activent afin d’éviter une baisse drastique des subventions régionales, cumulant les rencontres à Bucarest, Bratislava et enfin Bruxelles, le 13 novembre.

Le défi s’annonce compliqué, car cette politique profite surtout aux pays de l’Est et du Sud, dont l’apport au budget européen est sans commune mesure avec les contributeurs nets (Allemagne, France,  Grande-Bretagne…) partisans d’un allègement des dépenses européennes. 

Réunis à Bruxelles, les représentants des 15 pays du groupe informel des « amis de la cohésion » ont voulu élargir leur cercle de soutien à celui du Parlement européen et des syndicats, y compris patronaux.

Partisan d’un « compromis intelligent » sur le cadre financier européen pour 2014-2020, le premier ministre polonais Donald Tusk s’oppose cependant à des baisses de trop grande ampleur. « La politique de cohésion et un budget européen sans coupes claires sont une garantie de succès pour sortir de cette crise », a-t-il déclaré.

A ses côtés, Bernadette Ségol, secrétaire générale de la Confédération européenne des syndicats et Philippe de Buck, directeur général de Business Europe ont également lancé des messages d’avertissement contre les orientations budgétaires prises. Une situation « exceptionnelle, a noté Marin Schulz, le président du Parlement européen. « Les patrons et les syndicats ne sont pas toujours d’accord », a fait remarquer le président de la Commission José Manuel Barroso, perspicace.

Les 27 chefs d’Etat et de gouvernement, qui doivent se réunir les 22 et 23 novembre à Bruxelles pour enfin rendre leurs arbitrages, se fonderont sur la proposition du Belge Herman Van Rompuy, qui ramène le budget de la politique régionale à 309 milliards d’euros contre 339 milliards initialement proposés par la Commission européenne.

Martin Schulz, de son côté, tente de maintenir la pression sur les Etats : « Nous n’accepterons pas n’importe quel compromis », a-t-il lancé, signalant que les parlementaires européens seraient disposés à rejeter le budget européen, sans pour autant donner de montant quant à la ligne rouge à ne pas franchir.