Conflit israélo-palestinien : la solution doit être « imposée de l'extérieur », d'après Josep Borrell
Une éventuelle résolution du conflit entre Israël et les Palestiniens devra être « imposée de l'extérieur » par la communauté internationale car « les deux parties ne seront jamais capables de parvenir à un accord », a affirmé mercredi (3 janvier) le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell.
Une éventuelle résolution du conflit entre Israël et les Palestiniens devra être « imposée de l’extérieur » par la communauté internationale car « les deux parties ne seront jamais capables de parvenir à un accord », a affirmé mercredi (3 janvier) le Haut représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell.
« Ce que nous avons appris ces 30 dernières années, et ce que nous apprenons maintenant avec la tragédie vécue à Gaza, c’est que la solution doit être imposée de l’extérieur », a déclaré M. Borrell, dans un discours prononcé lors d’une conférence diplomatique à Lisbonne.
« La paix ne sera obtenue de façon durable que si la communauté internationale s’implique intensément pour y parvenir et impose une solution », a-t-il souligné en évoquant un effort auquel devraient participer « les États-Unis, les Européens et les Arabes ».
Une frappe israélienne mardi (2 janvier) proche de la capitale libanaise qui a coûté la vie à un haut dirigeant du Hamas, organisation islamiste en guerre contre Israël dans la bande de Gaza, est venue raviver les craintes d’une extension de la guerre. M. Borrell, qui prévoyait de se rendre au Liban jeudi (4 janvier), a par ailleurs indiqué que ce déplacement risquait d’être annulé.
« Ce qui s’est passé hier avec la mort de dirigeants du Hamas est un facteur supplémentaire qui peut provoquer une escalade du conflit », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse après son intervention au séminaire diplomatique portugais.
Bien que n’ayant pas revendiqué l’élimination à Beyrouth mardi soir du numéro deux politique du Hamas, Saleh al-Arouri, l’armée israélienne est considérée comme responsable de la frappe qui a été fatale au fondateur de la branche militaire du mouvement. En effet, le gouvernement israélien a juré de « détruire » le Hamas en réaction à son attaque sans précédent le 7 octobre sur le sol israélien.
L’attaque du Hamas le 7 octobre a fait environ 1 140 morts en Israël, majoritairement des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles israéliennes. Des commandos du mouvement avaient pris en otage environ 250 personnes, dont plus de 100 ont été libérés fin novembre lors d’une trêve d’une semaine.
La guerre qui dure depuis près de trois mois a coûté la vie à 22 313 personnes à Gaza, majoritairement des femmes, des adolescents et des enfants, selon un nouveau bilan conduit mercredi par le Hamas, organisation classée terroriste par les États-Unis, Israël et l’Union européenne.