Elisabeth Borne présente le plan anti-émeutes du gouvernement
La Première ministre Elisabeth Borne a présenté jeudi (26 octobre) à Paris le plan anti émeutes du gouvernement, en présence des maires dont les villes ont été les plus touchées par les violences urbaines en juin 2023.
La Première ministre Elisabeth Borne a présenté jeudi (26 octobre) à Paris le plan anti émeutes du gouvernement, en présence des maires dont les villes ont été les plus touchées par les violences urbaines en juin 2023.
Une série de violentes émeutes, mêlant pillages, saccages et incendies, avaient suivi la mort du jeune Nahel, tué par balle le 27 juin dernier par un policier à Nanterre (Hauts-de-Seine) lors d’un contrôle routier. Depuis, près de 2 000 personnes ont été condamnées.
« La leçon que j’en tire c’est l’ordre, l’ordre, l’ordre », avait déclaré le président Emmanuel Macron lors d’un entretien sur les chaînes TF1 et France 2 le 24 juillet, évoquant un besoin de « retour de l’autorité, à chaque niveau, et d’abord dans la famille ».
M. Macron avait pointé du doigt plusieurs priorités dont « le chantier de la famille », « la place de l’école », « l’intégration par l’économie et l’emploi » et « la régulation des écrans ».
C’est dans ce contexte que la Première ministre a annoncé plusieurs mesures dont une aide financière de 100 millions d’euros pour « aider à la réparation et la reconstruction, en complément de l’indemnisation des assurances ».
Les parents auront également leur part de responsabilité puisque « des stages de responsabilité parentale ou des peines de travaux d’intérêt général puissent être prononcées à l’encontre des parents qui se soustraient à leurs devoirs éducatifs », a déclaré Mme Borne.
La majorité des émeutiers étaient des jeunes hommes, selon un rapport interministériel consulté par l’AFP, dont « un quart à peine des auteurs avaient plus de 25 ans ; un sur cinq était encore lycéen », a-t-elle précisé.
Concernant la régulation des écrans, le gouvernement veut mettre en place un « bannissement numérique », qui permettrait de suspendre pendant six mois compte qui diffuserait du contenu violent ou encourageant à la violence.
Un nouveau plan national de lutte contre les stupéfiants sera prochainement présenté, a annoncé Elisabeth Borne, selon qui le trafic de stupéfiants est un « fléau » qui est « matrice de toutes les délinquances ».
Enfin, 8 500 postes de policiers et gendarmes et 15 000 places de prison seront créés d’ici la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron en 2027.