Kallas évoque les prochaines étapes pour surveiller les lobbyistes [FR]

Le commissaire Siim Kallas a réitéré ses pressions pour l'établissement d'une base de données publique sur les lobbyistes et a l'intention de réexaminer la question de la transparence obligatoire de leur financement, deux points clés de son initiative sur la transparence lancée en 2005.

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Le commissaire Siim Kallas a réitéré ses pressions pour l’établissement d’une base de données publique sur les lobbyistes et a l’intention de réexaminer la question de la transparence obligatoire de leur financement, deux points clés de son initiative sur la transparence lancée en 2005.

Les lobbyistes européens ont actuellement l’opportunité de rejoindre un organe représentatif, doté d’un code d’éthique, dont les membres doivent révéler les noms des clients qu’ils représentent auprès des officiels européens et éviter les affaires impliquant des conflits d’intérêts. Chaque organisation peut recourir à ses propres procédures disciplinaires à l’encontre d’un membre en cas de manquement à ce code.

Les mesures proposées par le commissaire Kallas à Madrid incluent une large définition du lobbying, un système d’enregistrement par internet et un code de conduite commun à tous les lobbyistes. 

Max Strottman, porte-parole de S. Kallas, a confirmé qu’un code européen volontaire pour les lobbyistes pourrait être créé au sein de l’IET, code qui serait ensuite évalué pour en vérifier l’efficacité.

Actuellement, les organisations de lobbying n’ont aucune obligation de révéler leurs sources de financement; une législation européenne sur la transparence du lobbying, aussi sévère que celle qui s’applique aux Etats-Unis depuis 1995, pourrait être percue par les organisations comme des anathèmes contre leurs intérêts.

Parmi les organes de lobbying commercial figure l’Association européenne des Cabinets de conseil en affaires publiques (EPACA), qui représente 34 groupes de consultants en affaires européennes et environ 750 collaborateurs et qui, en 2006, a désigné un panel disposant des pouvoirs d’exclure toute une société en cas de conduite non-éthique. Des compagnies réputées telles que APCO, Hill and Knowlton et Weber Shandwick sont membres de cette association.

La Société des professionnels en affaires européennes (SEAP) est un autre organe important qui représente des individus, des cabinets de consultants, des fédérations professionnelles et des entreprises impliquées dans des activités de lobbying au niveau européen.