Le parti M5S de Beppe Grillo veut diriger le gouvernement italien
Chef de la formation politique anti-système, Beppe Grillo a fait savoir qu'il quitterait la politique si le M5S votait la confiance à un gouvernement dirigé par le centre-droit ou le centre-gauche.
Chef de la formation politique anti-système, Beppe Grillo a fait savoir qu’il quitterait la politique si le M5S votait la confiance à un gouvernement dirigé par le centre-droit ou le centre-gauche.
Le Mouvement 5 Etoiles (M5S) de Beppe Grillo, devenu le premier parti politique de la Péninsule en termes de voix à l’issue des élections parlementaires des 24 et 25 février veut diriger le prochain gouvernement italien.
La formation politique anti-système l’a annoncé, dimanche 10 mars, et répété son hostilité à toute alliance avec un quelconque parti politique, de droite comme de gauche.
Les responsables des élus « grillini » ont précisé qu’ils défendraient cette position lors des consultations politiques qu’entamera prochainement le chef de l’Etat, le président Giorgio Napolitano, en vue de la formation du prochain gouvernement.
« Ce que nous proposerons, c’est un gouvernement du M5S », a déclaré le chef de file du mouvement au Sénat, Vito Crimi.
Il est toutefois peu probable que les autres partis acceptent la formule d’un gouvernement piloté par le mouvement de Beppe Grillo. D’abord en raison de divergences sur les programmes, mais aussi parce que le M5S dispose au final de moins de sièges au Parlement que les alliances de centre-gauche et de centre-droit.
Le scrutin parlementaire n’a pas permis de dégager une majorité claire. Courtisé pour former une alliance avec le bloc de centre-gauche autour du Parti démocratique (PD) de Pier Luigi Bersani, le mouvement de l’ancien humoriste se contente d’envisager un soutien parlementaire au cas par cas.
Beppe Grillo a fait savoir dimanche qu’il quitterait la politique si le M5S votait la confiance à un gouvernement dirigé par le centre-droit ou le centre-gauche.
« Si le chef de l’Etat accepte notre programme en 20 points (en cours d’élaboration, ndlr), alors nous serions disposés à proposer un nom pour le poste de président du Conseil », a précisé Vito Crimi.