Les Capitales — Budget européen : chronique d’un naufrage annoncé
Aujourd’hui dans Les Capitales : ce qu’il faut savoir sur le prochain budget septennal de l’UE, le gouvernement Meloni fête ses 1 000 jours au pouvoir, les Tchèques craignent une ingérence de l’UE dans leurs élections, et le Royaume-Uni et l’Allemagne concluent un traité d’amitié.
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À LA UNE
INSTITUTIONS EUROPÉENNES
Tout ce qu’il faut savoir sur le prochain budget de l’UE. La Commission a présenté son projet de cadre financier pluriannuel (CFP) pour 2028–2034, un budget de 2 000 milliards d’euros qualifié de « plus ambitieux jamais proposé » par Ursula von der Leyen. Mais derrière les grandes annonces (chaotiques), des négociations difficiles s’annoncent. Thomas Moller-Nielsen fait le point.
CFP : l’UE dévoile un budget historique de 2 000 milliards d’euros sur sept ans. La Commission a dévoilé le plus ambitieux budget à long terme de l’histoire de l’UE, avec près de 2 000 milliards d’euros sur sept ans. Ce budget fusionne les politiques agricoles et régionales dans des plans nationaux et introduit un fonds de plus de 400 milliards d’euros pour relancer l’industrie européenne. Par Jacob Wulff Wold, Nikolaus J. Kurmayer et Thomas Moller-Nielsen.
La Commission opère des coupes dans les subventions agricoles de l’UE. Le programme historique de subventions agricoles de l’UE, la Politique agricole commune (PAC), se voit réduit de près de 30 % en termes réels dans le cadre du projet de budget septennal de l’UE, dévoilé par la Commission mercredi 16 juillet. Un article de Maria Simon Arboleas, Sofia Sanchez Manzanaro et Jeremias Lin.
CFP 2028–2034 : la Commission réduit le budget pour la pêche. La Commission européenne a réduit de deux tiers le budget consacré à la pêche dans sa proposition de cadre financier pluriannuel. Une décision qui suscite une levée de boucliers au Parlement européen et dans le secteur. Un article de Maria Simon Arboleas.
LES CAPITALES
ITALIE
Giorgia Meloni fête ses 1 000 jours au pouvoir alors que sa cote de popularité est en baisse. Vendredi 18 juillet marquera une étape symbolique pour Giorgia Meloni : sa coalition atteindra les 1 000 jours au pouvoir. Une longévité rare dans un pays réputé pour son instabilité politique, qui place son gouvernement parmi les cinq plus durables de l’Italie d’après-guerre. Par Alessia Peretti depuis Rome.
REPUBLIQUE TCHEQUE
En République tchèque, 41 % des citoyens craignent une ingérence de l’UE dans les élections législatives. Selon un récent sondage, 41 % des citoyens tchèques redoutent une ingérence de l’Union européenne dans les élections législatives prévues en octobre, malgré les assurances du gouvernement qui qualifie ces soupçons d’« infondés ». Aneta Zachová depuis Prague.
ROYAUME-UNI-ALLEMAGNE
Sécurité, dissuasion nucléaire : l’Allemagne et le Royaume-Uni signent un traité d’amitié historique. Le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre Keir Starmer ont signé jeudi 17 juillet à Londres un traité d’amitié historique qui prévoit une collaboration plus étroite entre les deux pays en matière de sécurité, notamment en matière de dissuasion nucléaire. Par Nick Alipour.
POLOGNE-HONGRIE
Varsovie retire son ambassadeur en Hongrie. La Pologne a rappelé son ambassadeur en Hongrie, après que les autorités hongroises ont accordé le statut de réfugié à l’ancien vice-ministre polonais de la Justice recherché pour corruption, a-t-on appris jeudi 17 juillet auprès du ministère polonais des Affaires étrangères.
Les relations entre la Pologne et la Hongrie se sont fortement dégradées depuis la défaite aux législatives d’octobre 2023 en Pologne du parti nationaliste Droit et Justice (PiS), dont Viktor Orban était proche, et l’arrivée au pouvoir à Varsovie des forces pro-européennes emmenées par Donald Tusk (Plateforme civique, PO).
Dans un message à l’AFP, le ministère polonais des Affaires étrangères a indiqué que cette décision fait suite au « geste hostile envers la République de Pologne, à savoir l’octroi de l’asile politique à l’ancien vice-ministre Marcin Romanowski, recherché pour des actes criminels », précise le message.
Marcin Romanowski, membre du PiS, est accusé de plusieurs infractions par la justice polonaise notamment une tentative de détournement de près de 40 millions d’euros d’un fonds, qu’il supervisait, destiné aux victimes de la criminalité.
Sous mandat d’arrêt européen, il avait disparu début décembre après que l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a révoqué son immunité et qu’un tribunal a ordonné son arrestation.
La Hongrie a estimé qu’il n’y avait pas de garantie que son dossier soit « traité de manière impartiale et libre de toute influence politique dans son pays d’origine ».
(Euractiv France avec AFP)
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Basé sur la version en anglais The Capitals, par Eddy Wax et Nicoletta Ionta.
[Édité par Anne-Sophie Gayet]