Sanctions contre la Russie : Petr Fiala exhorte Robert Fico à retirer son veto

Le Premier ministre tchèque a appelé son homologue slovaque à ne pas bloquer le 18e paquet de sanctions de l’UE contre la Russie. Dans une lettre envoyée ce week-end, il invoque l’histoire soviétique commune des deux pays et souligne l’urgence de préserver l’unité européenne face à l’agression russe.

EURACTIV Slovaquie
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Petr Fiala (à gauche) et Robert Fico (à droite). [Getty Images/Tomas Tkacik_SOPA Images_LightRocket]

Le Premier ministre tchèque, Petr Fiala, a appelé son homologue slovaque, Robert Fico, à ne pas bloquer le 18e paquet de sanctions de l’Union européenne contre la Russie. Dans une lettre envoyée ce week-end, il invoque l’histoire commune des deux pays sous occupation soviétique et souligne l’urgence de préserver l’unité européenne face à l’agression russe.

Dans la lettre, datée de dimanche 13 juillet, Petr Fiala évoquer leur « expérience douloureuse commune des politiques agressives de Moscou et de l’occupation ordonnée par le Kremlin », en référence à l’invasion de la Tchécoslovaquie par les forces soviétiques en 1968, et a souligné l’importance de rester unis au sein de l’alliance militaire de l’OTAN et de l’UE.

La Slovaquie bloque les sanctions de l’UE en raison de préoccupations liées à la sécurité énergétique, en particulier à une proposition de l’UE visant à interdire les importations de gaz russe d’ici la fin 2027.

Petr Fiala a fait valoir que son appel était lancé « non seulement pour les civils ukrainiens qui sont confrontés à des bombardements russes de plus en plus intenses », mais aussi dans l’intérêt de préserver l’unité entre les pays démocratiques.

« Compte tenu des liens exceptionnellement étroits qui unissent nos pays, je lui ai demandé de reconsidérer la position de la Slovaquie sur le 18e paquet de sanctions et de contribuer à préserver l’unité et la détermination avec lesquelles le monde démocratique fait face à l’agression russe », a expliqué Petr Fiala à l’agence de presse tchèque dimanche.

La Slovaquie demeure fortement dépendante du gaz russe, avec environ 3 milliards de mètres cubes importés chaque année, soit près de 65 % de sa consommation en 2023. Bratislava redoute que la suppression progressive de ces importations ne provoque des pénuries, une flambée des prix et des complications contractuelles avec Gazprom, fournisseur du pays jusqu’en 2034.

Samedi 12 juillet, Robert Fico a déclaré qu’il espérait parvenir d’ici mardi à un accord qui répondrait aux exigences de la Slovaquie, réitérant que si la Slovaquie obtenait au moins certaines garanties, elle ne s’opposerait pas à l’adoption des sanctions par l’UE.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]