Ukraine : Roberta Metsola espère une ouverture des négociations d'adhésion d'ici fin 2023
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, espère voir l’UE ouvrir des négociations d’adhésion avec l’Ukraine et la Moldavie d’ici la fin de l’année, appelant à ne pas « décevoir » les espoirs de ces pays candidats.
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, espère voir l’UE ouvrir des négociations d’adhésion avec l’Ukraine et la Moldavie d’ici la fin de l’année, appelant à ne pas « décevoir » les espoirs de ces pays candidats.
Lors d’une interview mardi avec la « European Newsroom », regroupant des agences de presse européennes dont l’AFP, la responsable maltaise a été interrogée sur la date de 2030 proposée par le président du Conseil Charles Michel pour un élargissement de l’UE.
« Plutôt que de se focaliser sur la date — disons que c’est bien qu’il y ait une date sur la table —, concentrons-nous sur le fait d’ouvrir, espérons-le, des négociations d’adhésion d’ici la fin de l’année », a déclaré Mme Metsola (PPE – droite).
« Si l’Ukraine et la Moldavie sont prêtes, les négociations d’adhésion devraient pouvoir commencer et des mesures pourraient alors être prises progressivement, étape par étape. Chaque pays suit son propre chemin, mais ne décevons pas les millions de personnes qui considèrent l’Europe comme leur foyer », a-t-elle exhorté.
La présidente du Parlement européen a toujours affiché son soutien à l’Ukraine, et à son adhésion à l’UE. Elle a été la première responsable d’une institution de l’UE à se rendre à Kiev, en avril 2022, après le début de l’invasion du pays par la Russie.
En juin 2022, l’UE a accordé à l’Ukraine le statut de candidat à l’adhésion, dans un geste hautement symbolique, ainsi qu’à la Moldavie. Elle a en revanche refusé ce statut à la Géorgie, réclamant davantage de réformes de la part de Tbilissi.
Pour passer à l’étape suivante, qui consiste à ouvrir des négociations d’adhésion, la Commission européenne a défini sept critères de référence pour Kiev. Il s’agit de conditions à remplir notamment en matière de lutte contre la corruption généralisée et de réformes judiciaires.
Dans une évaluation intermédiaire en juin, la Commission a estimé que deux critères étaient remplis et que les cinq autres étaient « à un certain niveau de progrès ».
L’exécutif européen doit rendre un rapport fin octobre sur l’état des progrès réalisés notamment par l’Ukraine et la Moldavie, et se prononcer sur l’ouverture ou non de négociations d’adhésion, avant que les 27 ne se saisissent de la question lors d’un sommet à Bruxelles à la mi-décembre.
Ces négociations peuvent prendre du temps avant de déboucher sur une adhésion.
Cinq pays des Balkans occidentaux (Albanie, Bosnie, Macédoine du Nord, Monténégro, Serbie) ont aussi le statut de candidat. Ils ont pour certains entamé des négociations d’adhésion, depuis parfois plus de dix ans. Les négociations avec la Turquie sont quant à elles à l’arrêt depuis plusieurs années.