Amélioration des compétences linguistiques grâce à un programme de l'UE
95 % des participants au programme "Jeunesse en action" de l'UE ont amélioré leurs compétences linguistiques, tandis que 66 % d'entre eux estiment que cette expérience a amélioré leurs perspectives d'emploi, selon une enquête portant sur l'efficacité de ce programme publiée la semaine dernière.
95 % des participants au programme "Jeunesse en action" de l'UE ont amélioré leurs compétences linguistiques, tandis que 66 % d'entre eux estiment que cette expérience a amélioré leurs perspectives d'emploi, selon une enquête portant sur l'efficacité de ce programme publiée la semaine dernière.
Le Programme jeunesse en action, financé par la Commission européenne, vise à promouvoir une citoyenneté active parmi les jeunes Européens et à encourager leur participation dans la vie démocratique de l'Union européenne.
60 % des participants au programme ont voté l'été dernier aux élections parlementaires, contre une moyenne de seulement 29 % parmi les jeunes Européens, selon une enquête portant sur 4 550 jeunes, formateurs et organisations de jeunesse au début de l'année dernière.
En plus d'avoir amélioré leurs compétences linguistiques, les participants ont déclaré que le programme les avait rendu plus réceptifs au multiculturalisme (92 %) et avait amélioré leur aptitude à agir dans l'intérêt de leur communauté ou leur société (86 %).
La Commission européenne a expliqué que ces résultats prouvaient que le financement par l'UE de projets jeunesse avait un impact positif sur les participants et confirmait l'efficacité du programme "Jeunesse en Action", qui a pour but d'offrir aux jeunes des opportunités d'acquérir de nouvelles compétences à travers un enseignement non formel, et de les encourager à participer activement dans la société.
L'emploi dans le domaine de la jeunesse prend son essor
Plus de 5,5 millions d'Européens de moins de 25 ans sont au chômage, ce qui donne un taux de chômage de 21,4 %, deux fois plus élevé que celui de l'UE dans son ensemble.
La publication de l'étude de la Commission arrive alors que le Parlement européen se prépare aujourd'hui à voter sur un rapport relatif à la future stratégie de l'UE pour la jeunesse, élaboré par l'eurodéputé grec de centre droit Georgios Papanikolaou.
Non seulement les jeunes doivent faire face aux conséquences de la crise économique, mais les employeurs cherchent aussi de plus en plus des personnes qui ont de l'expérience professionnelle au moment d'embaucher, a affirmé M. Papanikolaou en amont du vote, ce qui rend les choses encore plus difficiles pour les jeunes qui cherchent un emploi.
Appelant à ce que les études supérieures soient liées de manière plus effective au marché du travail, M. Papanikolaou a prévenu que les emplois offerts pour les jeunes sont souvent des stages, qui offrent moins de sécurité. Le concept de stages devrait être repensé afin d'assurer de meilleures opportunités de travail dans le futur, a-t-il affirmé.
L'eurodéputé grec souhaite que les Etats membres coordonnent mieux leurs politiques de jeunesse dans tous les domaines politiques, et montrent davantage de volonté politique pour augmenter l'emploi des jeunes au niveau européen.
Par ailleurs, 95 % des travailleurs dans le domaine de la jeunesse prêtent plus attention à l'inclusion d'une dimension internationale dans leur travail grâce au Programme jeunesse en action, alors que 88 % ont acquis des compétences et des connaissances que les programmes nationaux n'auraient pas pu leur apporter, selon l'étude de la Commission, qui est une première en son genre.
L'enquête a été réalisée dans les 27 Etats membres de l'UE et se concentre sur les participants aux projets transnationaux.
La Commission s'est engagée à faire de ces enquêtes un exercice régulier dans le but de mieux évaluer l'impact de son programme jeunesse en action.