Appels en faveur de réformes à l’échelle des Vingt-Huit
La Grande-Bretagne ne devrait plus tenter de conclure un « accord spécial » avec l’Union européenne. Un groupe d’action a annoncé le 15 juillet que Londres devrait préconiser une réforme à l’échelle de l’Europe des 28.
La Grande-Bretagne ne devrait plus tenter de conclure un « accord spécial » avec l’Union européenne. Un groupe d’action a annoncé le 15 juillet que Londres devrait préconiser une réforme à l’échelle de l’Europe des 28.
Le premier ministre britannique préconise une politique phare visant à rapatrier des compétences de Bruxelles et à ensuite organiser le premier référendum sur le maintien ou non de la Grande-Bretagne dans l’UE depuis près de 40 ans.
David Cameron, à la traîne dans les sondages avant les prochaines élections en 2015, subit la pression des eurosceptiques de son Parti conservateur. Il est également confronté à la montée du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) qui a tiré profit du sentiment antieuropéen grâce à une promesse de sortie de l'Union.
British Influence est une organisation qui soutient la politique de maintien au sein d'une UE réformée prônée par le premier ministre. Elle a publié un manifeste sur les risques qu'engendrerait une sortie de l'Union.
« La Grande-Bretagne devrait mener une campagne en faveur d’une réforme de l'UE depuis l'intérieur et ne devrait pas menacer de rapatrier unilatéralement des compétences », selon l'organisation. « Nous pouvons entreprendre de nombreuses réformes avec nos partenaires en Europe. »
David Cameron a commandé une analyse de l'équilibre des pouvoirs entre Londres et Bruxelles avant de renégocier les relations de la Grande-Bretagne avec l'Union. L'analyse se penche entre autres sur la fiscalité, la politique étrangère, l'énergie, l'emploi et l'agriculture.
Elle devrait être utilisée pour « faire pression en faveur d'un changement dans l'UE pour tous ses membres et pas seulement en faveur d’un accord spécial pour la Grande-Bretagne », peut-on lire dans le manifeste.
Les alliés européens, Allemagne et France y comprises, ont prévenu la Grande-Bretagne qu'elle ne pourra pas choisir à la carte les règles de l'UE. Le président américain, Barack Obama, a indiqué que la Grande-Bretagne devrait d’abord tenter d'améliorer ses relations avant de penser à la sortie.
Selon des eurosceptiques, l'UE est une bureaucratie inefficace, dépensière, qui impose des règles excessives et qui menace l'économie et la souveraineté de la Grande-Bretagne. D'après des sondages, davantage de Britanniques veulent quitter l’Union.
British Influence a indiqué que l'appartenance à l'UE était essentielle à l'économie britannique et à ses relations avec les grandes puissances, comme les États-Unis et la Chine. Le secrétaire d’État au Trésor, Danny Alexander, et le membre du cabinet Ken Clarke font partie de cette organisation.
« Les isolationnistes agissent de manière imprudente avec notre prospérité », a déclaré Danny Alexander.