Avec trois ans de retard, Galileo enfin sur orbite

Les deux premiers satellites du programme européen de navigation ont été lancés de la base spatiale européenne de Kourou en Guyane française.

EURACTIV.fr

Les deux premiers satellites du programme européen de navigation ont été lancés de la base spatiale européenne de Kourou en Guyane française.

On n’y croyait plus. Les deux premiers satellites du programme européen Galileo ont enfin été placés en orbite le 21 octobre, plus de dix ans après les débuts de ce projet.

« C’est d’une importance stratégique, non seulement pour la compétitivité de notre industrie et pour la création d’emploi, mais également pour assurer l’indépendance européenne en matière de politique et de technologie spatiale », a déclaré José Manuel Barroso, à l’occasion du lancement. Le président du Parlement, Jerzy Buzek, parle lui d’une « date historique pour l’Europe ».

Galileo permettra la mise en place d’un système mondial de navigation par satellites avancé pouvant concurrencer l’américain GPS (Global Positioning System). L’Union européenne espère pouvoir mettre en orbite 24 satellites d’ici 2014, date à laquelle le système devrait être opérationnel, a annoncé le porte-parole sur les questions liées à la politique spatiale, Carlo Corazza.

L’ensemble de la « constellation » européenne, composée de trente satellites, devrait briller à l’horizon 2018.

Dès 2014, Galileo devrait fournir des services à différents secteurs, dont les transports, l’énergie, la finance, les opérations de sauvetage et bien sûr les systèmes de navigation pour les voitures et les téléphones portables.

La Commission souligne que l’impact économique global de ce système est estimé à 90 milliards d’euros sur les vingt prochaines années.