Bolkestein à Paris pour défendre "sa" directive [FR]
L'ancien Commissaire européen Frits Bolkestein, perçu dans l'opinion française comme un tenant de l'ultra-libéralisme, s'est rendu à Paris pour tenter de dissiper les craintes suscitées par la proposition de directive sur les services. Il s'est efforcé de convaincre ses interlocuteurs que le texte n'ouvrait pas la porte au dumping social, et n'était pas de nature à alimenter l'hostilité à la Constitution européenne.
L’ancien Commissaire européen Frits Bolkestein, perçu dans l’opinion française comme un tenant de l’ultra-libéralisme, s’est rendu à Paris pour tenter de dissiper les craintes suscitées par la proposition de directive sur les services. Il s’est efforcé de convaincre ses interlocuteurs que le texte n’ouvrait pas la porte au dumping social, et n’était pas de nature à alimenter l’hostilité à la Constitution européenne.
En visite à Paris les 5 et 6 avril, Frits Bolkestein a cherché à rassurer les responsables politiques, les médias et les citoyens français en tentant de démontrer que le principe du pays d’origine (au coeur de la proposition de directive sur les services) n’était nullement susceptible de conduire à des situations de dumping social.
L’ancien Commissaire européen a notamment voulu tordre le cou au mythe du « plombier polonais », venant travailler en France sans protection sociale et pour un salaire très inférieur à celui de ses homologues français. « Toutes les conventions collectives seront respectées », a-t-il souligné, avant de préciser que seuls les travailleurs indépendants seraient concernés par la directive – les entreprises devant quant à elles appliquer les lois du pays dans lequel seraient implantés leurs employés. M. Bolkestein s’est également voulu rassurant au sujet des services publics, insistant sur le fait que ceux-ci continueraient à être protégés dans le cadre de la directive.
M. Bolkestein a enfin rappelé qu’au moment de son adoption par le collège des Commissaires, la proposition de directive sur les services n’avait suscité aucune opposition du côté français, tant au sein de la Commission qu’au niveau diplomatique.