Bruxelles encadre l’utilisation des scanners corporels

Les députés européens ont appelé la Commission à proposer des régles communes, assorties de recommandations, sur la mise en place de scanners corporels dans les aéroports.

EURACTIV.fr
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Les députés européens ont appelé la Commission à proposer des régles communes, assorties de recommandations, sur la mise en place de scanners corporels dans les aéroports.

Les Américains les connaissent déjà. A partir de 2013, la Commission européenne souhaiterait que les  aéroports européens disposent eux aussi de scanners corporels, c’est-à-dire des portiques électroniques permettant de détecter la présence d’objets métalliques sur les passagers.

Amsterdam-Detroit

Les députés européens sont également favorables à cette idée. Le rapport du député Luis Grandes Pascual (PPE) a été adopté, mercredi 6 juillet, par le Parlement.

En vertu de leur « droit d’appliquer des mesures de sûreté plus strictes que les obligations de l’UE », des États européens utilisent déjà ces portiques sur certains vols.

Le Royaume-Uni, la Finlande et les Pays-Bas ont été les premiers à renforcer leurs mesures de contrôle, après la tentative d’attentat terroriste, le 25 décembre 2009, sur le vol Amsterdam-Détroit.

Santé des passagers

La France a elle aussi décidé de renforcer la sécurité à l’embarquement en installant, en janvier 2010, des scanners corporels à Orly et Roissy pour les vols en direction des États-Unis. L’Italie a fait de même dans les mois qui ont suivi.

Mais, « ces dispositifs morcelés », comme l’a fait remarquer la Commission, posent deux problèmes. D’une part l’entrave à la liberté de circulation, et d’autre part certaines interrogations sur la santé des consommateurs.

Normes communes

Les députés, « estiment que l’utilisation des scanners de sûreté doit se fonder sur des normes communes ». Ils appellent la Commission à définir un modus operandi commun aux 27 pays européens, avec des règles strictes sur le type de scanner à utiliser et leurs modalités de fonctionnement.

Les portiques doivent, en premier lieu, « imposer les garanties nécessaires à la protection de la santé des consommateurs ». Certains rayons X trop ionisants sont néfastes pour la santé.

Au choix

Les clichés pris par ces scanners sont eux aussi au centre des préoccupations. La Commission a d’ores et déjà assuré qu’aucune image ne serait enregistrée. De plus, contrairement aux États-Unis où le corps des individus est visible, comme sur une radio, en Europe, seuls des clichés « schématiques », obtenus grâce à la chaleur corporelle, seront accessibles aux services de sécurité aérienne.

Enfin, les députés souhaitent que les passagers aient le choix de refuser le scanner.

D’ici 2013

« Ces scanners représentent un progrès réel en matière de sûreté aérienne. Ils permettront en effet de détecter les objets non métalliques cachés par de potentiels terroristes, comme des pains d’explosifs plastiques ou des couteaux en céramique », a commenté Christine de Veyrac (PPE), membre de la commission des transports du Parlement européen.  

La Commission devrait prendre les dispostions necéssaires pour modifier la règlementation européenne avant 2013. Elle réunira durant l’été un groupe d’experts de l’aviation et de la sécurité aérienne afin d’afiner les conditions d’harmonisation.