ECAS se prononce contre les citoyens européens de seconde zone [FR]
Le service d'action des citoyens européens (ECAS) a publié un second rapport condamnant les mesures transitoires qui empêchent les travailleurs d'Europe centrale et orientale d'avoir accès au marché du travail des anciens pays membres.
Le service d’action des citoyens européens (ECAS) a publié un second rapport condamnant les mesures transitoires qui empêchent les travailleurs d’Europe centrale et orientale d’avoir accès au marché du travail des anciens pays membres.
Le service d’action des citoyens européens (ECAS) a déjà publié un premier rapport en octobre 2005 se prononçant contre les mesures transitoires qui restrainent la mobilité professionnelle des travailleurs de 8 pays (République tchèque, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Slovaquie et Slovénie).
Dans un second rapport publié le 5 septembre 2006, ECAS détaille ses critiques et fournit plus de chiffres pour soutenir ses arguments. Le rapport se penche également sur les avantages d’une mobilité accrue des Européens, notamment sur les plans économique, scientifique, démographique et culturel.
Les principaux points du rapport sont les suivants :
- Le droit de résider librement dans toute l’Union, tel qu’il est établi par les traités et confirmé de manière plus précise dans la directive relative au droit des citoyens de l’Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres, « n’est pas encore devenu la norme absolue pour tous les ressortissants des Etats membres car le droit de résider et de circuler librement est encore lié aux conditions sociales », la directive « continuant d’effectuer une différenciation entre les citoyens européens, ie. entre ceux qui sont actifs […] et ceux qui ne le sont pas ». Ainsi, « ne pas être auto-suffisant sur le plan financier peut remettre en cause le droit de circuler librement […] sans réelle justification »;
- « Les travailleurs immigrés viennent en complément de la main d’oeuvre du pays et ne les concurrencent pas ». La migration au sein de l’UE « pourrait permettre de combler les manques de qualification ou de main d’oeuvre dans certains secteurs ».
- Les pays ‘exportateurs’ de main d’oeuvre bénéficieraient d’une plus grande mobilité, notamment en raison des fonds envoyés par les travailleurs immigrés à leur pays d’origine et;
- La mobilité et la migration ne permettront pas de résoudre la crise démographique qui touche l’Europe, mais pourront cependant l’atténuer.