Enfants ukrainiens enlevés : le combat de la Pologne
La Pologne va lancer une initiative conjointe avec la Commission européenne pour tenter de retrouver les enfants ukrainiens enlevés par les forces russes pendant l’invasion de l’Ukraine, en veillant à ce que les responsables soient traduits en justice.
La Pologne va lancer une initiative conjointe avec la Commission européenne pour tenter de retrouver les enfants ukrainiens enlevés par les forces russes pendant l’invasion de l’Ukraine, en veillant à ce que les responsables soient traduits en justice.
Sous la direction de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, le projet sera soutenu par des agences des Nations unies, comme l’a annoncé la porte-parole de la Commission, Dana Spinant.
« Vous êtes conscients de la situation dramatique des enfants ukrainiens enlevés par la Russie pour y être adoptés ? C’est une tragédie et un crime », a déclaré Mme Spinant.
L’exécutif européen en annoncera davantage dans les jours suivants, a indiqué la porte-parole lors du point presse. Contacté par EURACTIV Pologne, le service de presse de la Commission a refusé de fournir plus de détails.
Depuis que la Russie a envahi l’Ukraine l’année dernière, divers organismes internationaux ont accusé le Kremlin de déporter de force des enfants ukrainiens en Russie ou dans les territoires occupés par la Russie. Selon les données du parquet ukrainien, depuis le début de la guerre, 16 000 enfants ont été enlevés et emmenés en Russie.
« Par conséquent, avec la Commission européenne et le soutien des agences de l’ONU, nous unissons nos forces pour collecter des preuves et prendre des mesures afin que les enfants enlevés puissent être retrouvés et que les responsables de ce crime soient traduits en justice », a déclaré le service diplomatique polonais à EURACTIV Pologne.
Sollicitée pour un commentaire, la Fondation Helsinki pour les droits de l’homme n’a pas répondu au courriel d’EURACTIV Pologne avant la publication de cet article.
Plus tôt cette année, les ministères des Affaires étrangères allemand et néerlandais avaient condamné Moscou pour ce qu’ils appelaient une politique « cruelle » et « inhumaine » consistant à « déchirer des familles ».