Entretien: Un nouveau groupe conservateur pour changer le prochain Parlement [FR]

L’établissement d’un nouveau groupe conservateur, anti-Lisbonne et anti-fédéraliste au Parlement européen ne va pas affaiblir le Parti populaire européen, a déclaré à EURACTIV lors d’une interview téléphonique Geoffrey Van Orden, un éminent eurodéputé conservateur.

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L’établissement d’un nouveau groupe conservateur, anti-Lisbonne et anti-fédéraliste au Parlement européen ne va pas affaiblir le Parti populaire européen, a déclaré à EURACTIV lors d’une interview téléphonique Geoffrey Van Orden, un éminent eurodéputé conservateur.

M. Van Orden, qui sur son site Internet personnel indique qu’il agissait en tant que « personne de référence » pour le dirigeant conservateur britannique David Cameron à Bruxelles en matière de nouveau projet politique, a déclaré qu’il avait accompagné M. Cameron lors de sa visite à Prague et Varsovie les 30 et 31 mai, quand l’alliance a été scellée. Il a aussi indiqué qu’on s’attendait à ce qu’il joue un rôle important dans la nouvelle alliance politique.

Quelques 60 eurodéputés du groupe PPE-DE au Parlement européen pourraient rejoindre la nouvelle formation à la suite des élections européennes dimanche, selon les experts. Répondant à la question de savoir si cette manœuvre allait affaiblir le PPE-DE, M. Van Orden a insisté pour dire que le nouveau groupe conservateur serait toujours sur la même ligne politique que le Parti populaire européen sur de nombreux sujets, tout en étant en désaccord dans des « domaines fondamentaux », comme le Traité de Lisbonne.

Les dirigeants européens attendent de connaître le résultat des élections avant de nommer le prochain président de la COmmission. Des sondages récents donnaient au PPE-DE 249 sièges, contre 209 pour le groupe Socialiste. Questionné pour savoir si cet acte de sécession du groupe conservateur allait donner une chance à la gauche européenne de présenter un candidat alternatif à celui du PPE-DE José Manuel Barroso, M. Van Orden a répondu qu’il croyait encore que le centre droit continuerait à être le plus important groupe du Parlement européen.

Interrogé pour savoir s’il s’attendait à des pressions directes pour se retirer de ce projet, M. Van Orden a expliqué que les conservateurs britanniques avaient déjà été soumis à de telles pressions politiques ces deux dernières années.

« Et je suis sur que cela continuera. Nous avons des commentaires à la provenance surprenante, allant du vice-président du Parti communiste chinois à un ministre des Affaires étrangères voisin. Clairement, il y a beaucoup de personnes inquiètes », a-t-il déclaré.

M. Van Orden a expliqué que les socialistes étaient en fait très soucieux de l’émergence d’une nouvelle voix de centre-droit au Parlement européen, une voix qui cette fois s’opposerait aux ambitions fédéralistes de l’Union européenne.

M. Van Orden n’a pas exclu un possible partenariat avec Libertas, le projet politique contre le Traité de Lisbonne de Declan Ganley. « Libertas, tout comme nous, s’oppose au Traité de Lisbonne. Laissez nous voir si quelqu’un est élu sous la bannière Libertas, et nous réexaminerons la situation après le 7 juin », a-t-il expliqué.

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