France : la réforme du financement des universités se heurte à une nouvelle opposition [FR]
Les propositions françaises visant à reformer le financement des universités du pays en introduisant une approche orientée sur la performance ont suscité une nouvelle vague de protestations chez les étudiants.
Les propositions françaises visant à reformer le financement des universités du pays en introduisant une approche orientée sur la performance ont suscité une nouvelle vague de protestations chez les étudiants.
Le 10 juin 2008, le Sénat français a publié un rapport proposant de modifier le système actuel de financement de l’université, critiqué pour son manque de transparence et sa complexité.
Rédigé à la demande de la ministre française de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, le rapport recommande de baser le financement des universités davantage sur la performance des universités que sur le nombre d’étudiants inscrits. En effet, le système actuel incite les universités à accueillir plus d’étudiants de première année qu’elles ne peuvent le supporter afin de garantir des rentrées d’argent.
Pour mettre un terme à cette situation, le rapport des sénateurs recommande d’augmenter les fonds liés à la performance en faveur de la recherche des 20% actuels à 30% d’ici 2009 et à 50% sur le long terme. En ce qui concerne la formation, le rapport convient que le soutien lié à la performance soit augmenté de 3% à 10%.
Pour évaluer la performance, les sénateurs ont suggéré d’utiliser plusieurs critères, notamment le montant des fonds extérieurs levés par les laboratoires de recherche des universités, c’est-à-dire les sources privées.
Un autre critère pourrait être d’évaluer l’emploi et les niveaux des salaires des étudiants diplômés de différentes universités par intervalle de six mois et de trois ans, et d’allouer des fonds universitaires en se basant sur le nombre d’étudiants qui se présentent aux examens plutôt que sur le nombre d’étudiants inscrits.