Immigration clandestine : le groupe de Visegrad affiche un front uni face à l’UE

Les pays formant le groupe de Visegrád, souhaitent agir de concert dans le cadre du dialogue avec la Commission européenne sur la question de l’immigration clandestine, a déclaré le ministre slovaque de l’Intérieur, à l’issue d’une rencontre avec d’autres ministres du groupe.

EURACTIV Slovaquie
A,Europe,Union,On,One,Side,And,Vysegrad,Four,On
La Slovaquie, la République tchèque, la Hongrie et la Pologne, qui forment le groupe de Visegrád, souhaitent agir de concert dans le cadre du dialogue avec la Commission européenne sur la question de l’immigration clandestine. [Shutterstock/Vaclav SonnekShutterstock/Vaclav Sonnek]

La Slovaquie, la République tchèque, la Hongrie et la Pologne, qui forment le groupe de Visegrád, souhaitent agir de concert dans le cadre du dialogue avec la Commission européenne sur la question de l’immigration clandestine, a déclaré le ministre slovaque de l’Intérieur, Roman Mikulec, à l’issue d’une rencontre avec d’autres ministres du groupe de Visegrád.

M. Mikulec a rencontré le ministre hongrois de l’Intérieur Sándor Pintér, le secrétaire d’État du ministre polonais de l’Intérieur Bartosz Grodecki et le vice-ministre tchèque de l’Intérieur Radek Kaňa dans la ville slovaque de Pezinok.

« De nombreux migrants qui arrivent ici illégalement ne veulent pas rester sur le territoire des pays du groupe de Visegrád, ils veulent poursuivre leur route vers les pays occidentaux et il nous faut parler encore plus activement et ouvertement avec ces pays afin qu’ils puissent résoudre la situation avec nous d’une manière qui nous permette de la gérer », a expliqué M. Mikulec.

Parallèlement, la Commission européenne doit apporter des réponses claires aux propositions du groupe, notamment en ce qui concerne « ce que nous [les pays du groupe de Visegrád] devons faire des migrants en provenance de pays comme la Syrie ou l’Afghanistan, qui ne peuvent pas être renvoyés selon les règles européennes actuelles, le Code frontières Schengen et la “directive retour” de l’UE ».

Le ministre a également souligné la nécessité d’obtenir des remboursements du budget de la Commission européenne pour la mise en œuvre des mesures de protection de la frontière extérieure de Schengen — sans exclure de futures fermetures de frontières.

Par ailleurs, le ministre polonais a identifié la migration en provenance de la région biélorusse comme un nouveau sujet à traiter.

Selon lui, la sécurité et la protection des frontières doivent être une priorité pour les pays du groupe de Visegrád. Selon lui, ces derniers doivent communiquer conjointement leurs positions avant de discuter de ces questions au niveau de l’UE.

Le ministre tchèque, pour sa part, a souligné l’importance des négociations avec les pays des Balkans occidentaux pour garantir que les réfugiés restent dans les pays d’où ils proviennent.

Pour ce qui est de la Hongrie, le ministre a remercié la Slovaquie et la République tchèque pour la présence des agents de police qui opèrent actuellement à la frontière hongroise.

Ils contribuent non seulement à la protection de la frontière hongroise extérieure de l’espace Schengen, mais aussi à la protection de leurs propres frontières, a-t-il déclaré. Il a également fait remarquer que plus de 2 000 personnes sont actuellement détenues dans des prisons hongroises en raison d’accusations liées à la contrebande.