L'Europe soude les liens entre les think tanks allemands [FR]
Contrairement aux rumeurs, la classe politique allemande ne s'intéresse pas uniquement à la Coupe du monde : les cinq principaux think tanks politiques ont reçu le ministre adjoint allemand chargé des affaires européennes, Günter Gloser, à Bruxelles.
Contrairement aux rumeurs, la classe politique allemande ne s’intéresse pas uniquement à la Coupe du monde : les cinq principaux think tanks politiques ont reçu le ministre adjoint allemand chargé des affaires européennes, Günter Gloser, à Bruxelles.
Quelques centaines de personnalités du monde politique et des affaires publiques à Bruxelles et en Allemagne étaient réunies le 26 juin au ‘palais des colonies’ à Tervuren, afin de profiter de la fête et du consensus allemand sur l’Europe.
Comme le représentant de la fondation Hanns-Seidel (proche de la CSU bavaroise) l’a souligné dès le départ, les cinq ‘fondations’ organisent rarement des événements communs, mais il y a dans les milieux allemands un consensus sur les questions européennes.
En effet, toutes les principales fondations politiques soutiennent l’intégration européenne, avec quelques nuances : la fondation Konrad Adenauer (CDU), la fondation Friedrich Ebert (SPD), la fondation Heinrich Böll (Verts) et la fondation Friedrich Nauman (FDP).
M. Gloser n’a pu présenter dans son discours des propositions concrètes du gouvernement allemand sur les questions européennes, étant donné que la présidence finlandaise n’a même pas commencé. En effet, M. Gloser n’a pas déclaré que l’Allemagne allait forcément apporter de nouvelles idées mais plutôt qu’elle allait se concentrer sur les projets en cours. La principale attente est que l’Allemagne aide l’Europe à sortir de la crise sur la Constitution. Cependant M. Gloser s’est abstenu de proposer des solutions et a lancé un appel en direction de la Présidence française du second semestre 2008.
Néanmoins il a déclaré que « la présidence allemande devait faire avancer l’Europe. Le processus constitutionnel doit se poursuivre. Il faut retrouver la confiance des citoyens et renforcer le soutien en faveur de l’intégration ».
Etant donné son implication dans la social-démocratie, M. Gloser a mis l’accent sur les préoccupations sociales liées à la mondialisation et aux délocalisations en Europe centrale, soulignant la nécessité de trouver un équilibre entre ouverture des marchés, modéle social européen et sécurité accrue pour les citoyens.
Il a par ailleurs fait plusieurs références à la France, sans doute avec l’espoir que les relations franco-allemandes puissent ramener le pays du ‘non’ à la Constitution dans le droit chemin.
M. Gloser a terminé son discours par la citation d’un fédéraliste de la première heure, Victor Hugo, qui a écrit, au milieu du 19ème siècle : « Un jour viendra où il n’y aura plus d’autres champs de bataille que les marchés s’ouvrant au commerce et les esprits s’ouvrant aux idées » et avait imaginé « une monnaie continentale […] ayant pour point d’appui le capital Europe tout entier.
Le ministre d’Etat a confirmé que son gouvernement travaillait sur les priorités de sa Présidence.
EURACTIV prévoit de mettre en place une section spéciale sur les présidences de l’UE, contacter : deutsch@euractiv.com