L’homme de Poutine remporte la présidentielle russe sous les critiques internationales [FR]
Le 2 mars, sans surprise, le candidat de Vladimir Poutine, Dmitry Medvedev, a remporté l’élection présidentielle en Russie. Les opposants affirment que le scrutin était une « farce » qui marque l’abandon de la démocratie par le pays.
Le 2 mars, sans surprise, le candidat de Vladimir Poutine, Dmitry Medvedev, a remporté l’élection présidentielle en Russie. Les opposants affirment que le scrutin était une « farce » qui marque l’abandon de la démocratie par le pays.
Selon les résultats préliminaires, publiés le 3 mars et basés sur 99% des bulletins, le premier vice-premier ministre, âgé de 42 ans, s’est imposé avec plus de 70% des suffrages en sa faveur. L’investiture de M. Medvedev aura donc lieu le 7 mai prochain.
Accueillant sa victoire, M. Medvedev a déclaré que sa présidence serait dans la continuité des politiques actuelles et que sa collaboration future avec M. Poutine, qui servira le pays en tant que Premier ministre, pourrait apporter des résultats intéressants pour le pays et jouer un rôle positif dans le développement de la Russie.
M. Medvedev a nié les affirmations selon lesquelles il serait la marionnette de l’ex-agent du KGB qui gouverne la Russie depuis 2000, en insistant sur le fait que la répartition des pouvoirs entre le Premier ministre et le président, qui est notamment compétent en matière de politique étrangère, resterait inchangée.
Les résultats placent le leader du parti communiste, Guennadi Ziouganov en deuxième place avec 17,1% des voix, le leader ultranationaliste du parti libéral démocrate Vladimir Jirinovski en troisième position avec 9,4% des votes et le chef du parti démocrate pro-européen, Andreï Bogdanov , en dernier avec à peine 1,3%.
La commission centrale électorale a déclaré que 69,6% des 109 millions d’électeurs enregistrés en Russie avaient participé à l’élection, le clan de Medvedev insistant sur le fait que le taux élevé de participation était un signe de l’intérêt considérable des citoyens pour ces élections. Les Russes voulaient choisir leur chef d’Etat et ne voulaient laisser ce choix à personne d’autre, a déclaré le directeur de campagne de M. Medvedev, Sergei Sobyanin. Selon lui, cela montre que ces élections n’étaient pas jouées d’avance et qu’il y avait un véritable choix à faire.