L'UNICE et la CES en désaccord au sujet de la modernisation du droit du travail [FR]

Dans deux entretiens exclusifs avec EURACTIV, les experts en affaires sociales de la fédération professionnelle UNICE et de la Confédération européenne des syndicats ont présenté la position de leurs organismes dans le conflit au sujet du projet de Livre vert de la Commission sur le droit du travail. 

Dans deux entretiens exclusifs avec EURACTIV, les experts en affaires sociales de la fédération professionnelle UNICE et de la Confédération européenne des syndicats ont présenté la position de leurs organismes dans le conflit au sujet du projet de Livre vert de la Commission sur le droit du travail. 

Le 5 octobre 2006, la Commission a reporté la publication de son Livre vert sur la modernisation du droit du travail (prévue à l’origine pour le 13 septembre, puis pour la mi-octobre) à novembre 2006 au plus tôt. Ce report est apparu comme une réaction de l’exécutif européen à une lettre critique de l’UNICE, dans laquelle le lobby des entreprises européennes a indiqué que la publication du document « donnerait lieu à un affrontement inutile lors du sommet social tripartite ». 

Dans un entretien avec EURACTIV, Thérèse de Liedekerke, directrice des affaires sociales pour l’UNICE, a justifié les critiques de son organisation au sujet du projet de Livre vert, qui, selon elle, « aurait cristallisé les différences d’opinion, et non facilité l’émergence d’un consensus entre les Etats membres sur les politiques nécessaires pour moderniser le droit du travail ».

Catelene Passchier, Secrétaire confédérale de la CES responsable de la politique sociale et du droit du travail, a déclaré pour sa part que l’UNICE tentait d’empêcher tout le débat autour de l’avenir de la sécurité sociale dans l’UE. « Maintenant que la Commission souhaite lancer ce débat avec la publication de son projet de Livre vert, l’UNICE tente de le saboter avant même qu’il ait été publié officiellement. Pour les travailleurs européens, c’est vraiment déplorable, car cela illustre le fait que les employeurs ne sont pas prêts à un débat sérieux sur la dimension ‘sécuritaire’ de la flexibilité ».

Selon Mme De Liedekerke, l’UNICE reconnaît qu’il « faut examiner le droit du travail en Europe et identifier les obstacles à la création d’emploi, qui proviennent de législations dépassées ou trop rigides. Nous estimons toutefois que cet examen doit se faire essentiellement dans les Etats membres. »

Lire l’entretien avec Catelene Passchier dans son intégralité ici

Lire l’entretien avec Thérèse de Liedekerke dans son intégralité  ici