La perspective d'un "non" français plonge l'UE dans le trouble [FR]
La confusion règne dans les capitales européennes au sujet des suites à donner à un éventuel "non" français lors du référendum sur la Constitution. Londres et La Haye commencent à envisager une annulation de leurs propres consultations sur le sujet.
La confusion règne dans les capitales européennes au sujet des suites à donner à un éventuel « non » français lors du référendum sur la Constitution. Londres et La Haye commencent à envisager une annulation de leurs propres consultations sur le sujet.
L’Europe se prépare de plus en plus fébrilement à un éventuel rejet de la Constitution européenne par la France, et ce alors qu’un 18ème sondage consécutif donne le « non » gagnant à six semaines du référendum du 29 mai.
Le 18 avril, le quotidien The Guardian indiquait que le premier ministre britannique Tony Blair envisage d’annuler le référendum prévu au Royaume-Uni en cas de victoire du « non » en France – dans la mesure où l’absence de ratification par un seul pays suffit, juridiquement parlant, à sceller le sort du traité constitutionnel. « Je n’ai aucune idée de ce qui va se passer [dans le cas où la France se prononcerait contre la ratification de la Constitution] », a de son côté déclaré le ministre britannique des affaires étrangères, Jack Straw.
Le gouvernement de La Haye songerait lui aussi à une possible annulation du référendum néerlandais (fixé au 1er juin), même si le ministre des affaires étrangères Ben Bot a réaffirmé, lors d’une rencontre avec son homologue danois Per Stig Møller, que la consultation aurait bien lieu selon les modalités prévues. M. Møller a de son côté ajouté que la tenue du référendum danois (prévu pour le 27 septembre) ne serait pas remise en cause par les résultats des scrutins organisées dans d’autres pays.