La présidence française espère renforcer la sécurité alimentaire
La ministre française de la Santé, Roselyne Bachelot, a décliné devant le Parlement les cinq priorités de la présidence française de l’UE en matière de santé. Il s’agit de la sécurité alimentaire, le vieillissement en bonne santé, l’alcool et le tabac, les soins de santé transfrontaliers, ainsi que les produits pharmaceutiques.
La ministre française de la Santé, Roselyne Bachelot, a décliné devant le Parlement les cinq priorités de la présidence française de l’UE en matière de santé. Il s’agit de la sécurité alimentaire, le vieillissement en bonne santé, l’alcool et le tabac, les soins de santé transfrontaliers, ainsi que les produits pharmaceutiques.
La France veut se concentrer sur les domaines pour lesquels la plus-value de l’action européenne est indéniable, à déclaré Roselyne Bachelot lors d’une audition devant la commission Environnement, santé publique et sécurité alimentaire du Parlement européen, le 15 juillet.
« Nous avons des objectifs ambitieux », a souligné Roselyne Bachelot, avant de lister les cinq axes de travail sur lesquels la Présidence française de l’UE espère faire la différence.
Sur la sécurité alimentaire, l’objectif est d’évaluer les progrès des États membres dans des domaines tels que leur niveau de préparation pour faire face à une éventuelle pandémie de grippe aviaire. Il s’agit également de s’assurer que la réforme de l’Autorité européenne de sécurité des aliments se poursuit.
Le programme de la Présidence française de l’UE souligne qu’un accent tout particulier sera mis « sur la question de la sécurité alimentaire, la santé animale et la protection des usines (à vérifier) ». Le programme comprend également un rapport d’étape sur le paquet européen sur les pesticides, des contrôles renforcés en matière de sécurité alimentaire sur les importations de produits agricoles et une réforme de la politique relative à la santé animale.
En ce qui concerne le vieillissement en bonne santé, la priorité de la PFUE est de travailler ensemble pour lutter contre les maladies dégénérescentes telles que la maladie d’Alzheimer, qui sont amenées à croitre en même temps que la population européenne vieillit. La Présidence espère développer un plan d’action européen sur la maladie d’Alzheimer, qui aurait pour but de concentrer les efforts de recherche et d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de cette maladie. Une conférence spéciale aura lieu les 30 et 31 octobre prochains.
Au sujet de la récente proposition de la Commission européenne sur la portabilité des droits des patients transfrontaliers, Roselyne Bachelot a indiqué que le travail avait déjà commencé la semaine dernière et que le dossier serait au programme d’une réunion, qui devrait se tenir à Paris les 13 et 14 octobre à l’initiative de l’Institut Pasteur.
En ce qui concerne les menaces pour la santé, Mme Bachelot a indiqué qu’une attention particulière serait portée à l’alcool et au tabac. La Présidence a promis d’entamer les discussions sur la communication de la Commission sur les environnements non fumeurs, qui doit être adoptée cet automne.
La France souhaite également progresser sur les différents dossiers pharmaceutiques actuellement sur la table, tels que le paquet pharmaceutique, qui doit être présenté par la Commission en novembre, a ajouté Roselyne Bachelot. Le dossier traite des questions liées à la pharmacovigilance, l’information des patients et la contrefaçon des médicaments.
Roselyne Bachelot a indiqué que la contrefaçon serait l’un des principaux dossiers discutés lors d’une réunion des directeurs généraux de la santé du Conseil, le 2 octobre prochain.